Étiquette : baseball

  • Les Rays battent les Guardians 7 à 3 et égalisent la série à deux partout

    Les Rays battent les Guardians 7 à 3 et égalisent la série à deux partout

    Les séries de baseball basculent lors de soirées comme celle-ci. Les Rays de Tampa Bay sont arrivés samedi soir au Progressive Field menés 2 à 1 dans la série de championnat de la Ligue américaine, avec leurs meilleurs frappeurs silencieux depuis trois matchs. Ils en sont repartis avec une victoire 7 à 3 contre les Guardians de Cleveland dans le quatrième match, et une série égalisée à deux victoires partout. Le récit du match donne l’image d’une équipe qui se souvient, d’un seul coup, de la manière dont elle est arrivée jusque-là.

    Personne n’incarne mieux ce réveil que Jonathan Aranda. Il restait sur aucun coup sûr en dix passages au bâton lors des trois premiers matchs. Samedi, il a récolté 3 coups sûrs et 2 points produits, et son coup sûr de la septième manche a fait plus que faire marquer des points. Il a brisé la résistance de Cleveland. Deux points ont été inscrits sur l’action lorsque le ballon a échappé au champ droit Chase DeLauter, et un match resté serré a soudain pris de l’air.

    Martinez donne le ton

    Avant le réveil des bâtons, Nick Martinez a offert à Tampa Bay exactement le départ dont l’équipe avait besoin. Il a travaillé pendant 5 manches et un tiers, concédé un seul point sur 2 coups sûrs et décroché sa première victoire en séries éliminatoires. Ces chiffres paraissent nets. Le travail derrière eux ne l’était pas. Lancer un match à l’extérieur en octobre, avec une équipe au bord d’un retard de 3 à 1, signifie que chaque manche pèse lourd. Martinez a porté ce poids avec calme, en laissant à son alignement le temps de retrouver son rythme.

    Cette patience a payé à la sixième manche. Junior Caminero a frappé un double bon pour un point contre Daniel Espino et a placé Tampa Bay devant, 2 à 1. Ce fut le coup qui a changé la forme de la soirée. Jusque-là, Cleveland pouvait sentir que le match restait à un retournement près. Après, les Rays sont devenus l’équipe qui joue en tête, et ils ont joué ainsi jusqu’au bout. Les amateurs qui avaient suivi l’avant-match savaient que le haut de l’alignement de Tampa Bay devait finir par répondre présent. La réponse est arrivée samedi.

    Le haut de l’alignement se réveille

    Voici la statistique qui explique ce quatrième match. Les quatre premiers frappeurs de Tampa Bay ont produit 6 des 11 coups sûrs de l’équipe et 6 points produits samedi. Lors des trois premiers matchs, ce même groupe affichait 7 coups sûrs en 41 passages. Un alignement n’a pas besoin que tout le monde soit en forme en même temps, mais il a besoin que ses meilleurs frappeurs ressemblent à ses meilleurs frappeurs. Pendant trois matchs, ce n’était pas le cas. Dans le quatrième, ce l’était, et tout l’abri des joueurs s’en est nourri.

    La soirée d’Aranda mérite un second regard en raison de son déroulement. Commencer une série de championnat sans coup sûr en dix passages peut rétrécir l’horizon d’un joueur. Chaque passage au bâton devient plus lourd. Au lieu de cela, il est resté fidèle à son approche, a trouvé un premier coup sûr, puis un autre, et à la septième manche il était devenu le frappeur que Cleveland voulait le moins affronter. Son coup sûr, aidé par l’erreur dans le champ droit, a fait marquer deux points et a orienté le match vers sa forme définitive. L’enthousiasme de ces soirées d’octobre rappelle, dans un tout autre registre, l’énergie des grands rendez-vous racontés dans nos pages, de Havana Nights à Palm Beach aux tribunes du Progressive Field.

    Le beau moment de Cleveland et ses erreurs coûteuses

    Cleveland n’est pas parti sans réagir, et Travis Bazzana a offert au public local un moment à garder précieusement. Il a frappé un coup de circuit samedi, le premier de sa carrière en séries éliminatoires, un cap que tout jeune joueur retient pour le reste de sa carrière. Même dans la défaite, ce moment compte. Il entre dans les livres et il laisse deviner ce que ce joueur pourrait devenir lors des octobres à venir.

    Mais les Guardians se sont fait mal en défense. Cleveland a commis 2 erreurs, et à ce niveau, à ce stade de la compétition, les erreurs coûtent cher. La faute sur le coup sûr d’Aranda a transformé une bonne manche des Rays en manche décisive. Les séries de championnat se jouent souvent exactement sur cette marge : un jeu propre réussi d’un côté, un jeu propre manqué de l’autre.

    Diaz met le point final

    Le dernier doute s’est envolé à la neuvième manche. Yandy Diaz a frappé un coup de circuit bon pour deux points contre Matt Festa et a porté le score à 7 à 3, avec une vraie autorité derrière le geste. Il existe un son particulier dans un stade lorsque un coup de circuit tardif atterrit dans le parc de l’adversaire, moitié clameur du banc des visiteurs, moitié silence des tribunes. Diaz a produit ce son, et avec lui le score final.

    C’était une fin à la hauteur d’une performance collective complète. Martinez a stabilisé les premières manches. Caminero a livré le coup sûr qui a donné l’avantage. Aranda, sans coup sûr pendant trois matchs, a porté l’attaque. Diaz a fermé la porte au bâton comme un lanceur de fin de match le fait depuis le monticule. Des joueurs différents, des manches différentes, un résultat partagé : une série qui semblait pencher vers Cleveland est désormais à égalité, et Tampa Bay aborde dimanche avec l’élan de son côté. Ce goût des histoires qui se réécrivent en cours de route se retrouve aussi dans nos récits de terrain consacrés à Copenhague et ses appareils photo jetables, où l’instant simple finit par raconter beaucoup.

    La suite du programme

    Le cinquième match a lieu dimanche 18 octobre, toujours au Progressive Field de Cleveland, avec Parker Messick annoncé au monticule pour les Guardians contre Drew Rasmussen pour les Rays. La série devient en pratique une série au meilleur des trois matchs, et le vainqueur de dimanche se placera à une victoire de la Série mondiale.

    Ensuite, la série se déplacera à St. Petersburg pour un sixième match lundi. Ce calendrier ajoute un enjeu au match de dimanche. Cleveland veut voyager en Floride avec une avance. Tampa Bay, qui vient de gagner à l’extérieur, aimerait rentrer à domicile avec un seul succès à obtenir dans son propre parc pour conclure. Les deux équipes savent exactement ce qui est en jeu, et aucune n’a besoin d’un discours pour le comprendre.

    De l’autre côté attendent les Brewers de Milwaukee, déjà qualifiés pour la Série mondiale et au repos pendant que ces deux équipes échangent coup pour coup. Chaque match supplémentaire joué par Tampa Bay et Cleveland est un match que Milwaukee regarde depuis chez elle, ce qui rend une conclusion rapide encore plus précieuse. Samedi, pourtant, aucune des deux équipes ne semblait chercher de raccourci. Elles semblaient concentrées sur le prochain lancer. Voilà exactement à quoi sert le mois d’octobre.

  • Guardians et Rays reprennent leur série ce soir à Cleveland

    Guardians et Rays reprennent leur série ce soir à Cleveland

    Du baseball un samedi soir, avec un titre de ligue en jeu et une journée entière pour y penser. Voilà ce que Cleveland reçoit ce soir.

    Le match 4 de la série de championnat de la Ligue américaine entre les Tampa Bay Rays et les Cleveland Guardians, au Progressive Field de Cleveland, a été reporté par la pluie le vendredi 16 octobre 2026. Il a été reprogrammé au samedi 17 octobre à 20 h 08, heure de la côte Est. Le match 5 passe au dimanche 18 octobre à 17 h 08. Les matchs 6 et 7, si nécessaire, restent lundi et mardi au Tropicana Field.

    Cleveland mène la série 2-1. Le vainqueur rencontrera les Milwaukee Brewers, qui ont déjà décroché le titre de la Ligue nationale. Les World Series commencent le vendredi 23 octobre à Milwaukee. Ce soir n’est donc pas un match de plus. Il façonne toute la semaine à venir.

    Où en est la série

    Cleveland a pris son avance à la dure. Lors du match 3, les Guardians ont battu les Rays 3-2 pour mener 2-1 dans la série, au terme d’un match serré et pauvre en points qui sentait octobre dès le premier lancer. Un élan, un geste défensif, une décision de relève : c’est à cette marge que se joue cette série.

    Une avance de 2-1 est réelle, mais ce n’est pas un confort. Tampa Bay sait qu’une victoire ce soir égalise la série et envoie tout le monde vers un match 5 dimanche, avec les compteurs remis à zéro. Cleveland sait qu’une victoire ce soir le place à un succès des World Series. Les deux équipes ont eu le vendredi pour ruminer ces faits pendant que la pluie tombait. Maintenant, elles peuvent agir.

    Le jour supplémentaire change le tableau des lanceurs

    Les reports sont en général traités comme une contrariété. Les équipes détestent les routines brisées. Mais celui-ci offre aux deux clubs quelque chose de précieux à la mi-octobre : du repos.

    Tampa Bay a annoncé qu’il maintenait Nick Martinez comme lanceur partant du match 4. C’est un signe de confiance, et un choix sensé. Martinez reçoit la balle comme prévu, un jour plus tard, et les Rays n’ont pas à bousculer leur ordre au moment le plus important de leur saison.

    Le changement le plus important concerne le match 5. Le jour supplémentaire place Drew Rasmussen dans le rôle de partant du match 5 pour Tampa Bay, avec du repos en plus. Toute personne qui suit les lanceurs en octobre sait ce qu’un jour de plus peut signifier : un peu plus de vie sur la balle rapide, une meilleure maîtrise en fin de sortie, un manager qui peut attendre un frappeur de plus avant de faire appel à la relève. Sur une série courte, ces petits avantages s’additionnent.

    Cleveland en profite aussi, bien sûr. Les relèves des deux côtés ont récupéré une journée complète après un match 3 exigeant. Des releveurs qui auraient pu être limités ce soir sont désormais disponibles à pleine force. Attendez-vous quand même à des managers agressifs – c’est une série de championnat – mais ils le feront avec des bras plus frais et des idées plus claires.

    Une foule du samedi soir à Cleveland

    Il y a aussi la simple joie de l’occasion. Un report pour pluie un vendredi est une déception pour les supporters qui avaient leurs billets et leurs projets. Un match de remplacement un samedi soir, sous les lumières du Progressive Field, peut devenir quelque chose de mieux. Plus de temps pour se rassembler. Plus de temps pour que la ville monte vers le premier lancer. Une foule de week-end qui n’a nulle part où être tôt le lendemain matin.

    Les supporters de Cleveland attendent une telle série depuis longtemps, et ils se sont fait entendre depuis le début. Attendez-vous à du bruit dès les premiers lancers d’échauffement. Pour les joueurs, cette énergie n’est pas un décor. Elle fait partie de l’avantage du terrain qu’ils ont travaillé toute la saison à gagner. L’ambiance des grands rendez-vous populaires fait aussi le charme d’autres événements suivis par nos lecteurs, comme les marchés de Noël de New York qui attirent des millions de voyageurs : la foule fait partie du spectacle.

    Milwaukee attend et regarde

    Quelque part dans le Wisconsin, les Brewers regarderont avec intérêt. Leur part est faite. Milwaukee a balayé les Dodgers pour atteindre ses premières World Series depuis 1982, un résultat qui offre aux Brewers du repos, l’avantage du terrain pour le match d’ouverture du 23 octobre et le temps de régler leur rotation exactement comme ils le souhaitent.

    Cette attente joue dans les deux sens, et les deux clubs de la Ligue américaine le savent. Plus cette série dure – et une série complète de sept matchs se terminerait mardi – plus le délai avant l’ouverture des World Series vendredi sera court. Une victoire ce soir, et Cleveland peut commencer à voir un chemin qui termine la série dimanche à domicile. Une victoire ce soir, et Tampa Bay garde aussi une voie réaliste ouverte, même avec les matchs 6 et 7 de retour au Tropicana Field.

    Rien de cette pression n’a besoin de peser lourd. C’est la bonne pression. C’est pour cela que les équipes s’engagent en février. Des matchs qui comptent, dans des stades pleins, alors que le tableau se resserre vers deux équipes.

    Ce qu’il faudra regarder ce soir

    Regardez les trois premières manches. Si Martinez impose son rythme tôt, il calmera une équipe des Rays qui joue avec un retard dans la série. Un point rapide de Cleveland, au contraire, mettra la foule dans le match à plein volume et forcera Tampa Bay à courir après le score.

    Regardez les manches du milieu pour le moment choisi par les managers pour faire entrer la relève. Avec des releveurs reposés des deux côtés, aucun manager n’a besoin d’extraire des retraits supplémentaires d’un partant fatigué. Les changements pourraient être rapides, et la partie d’échecs pourrait commencer tôt.

    Et regardez la manière dont chaque équipe gère les petits moments : la base supplémentaire prise sur une balle dans l’intervalle, le double jeu proprement tourné, le passage au bâton qui fait monter le nombre de lancers même s’il se termine par un retrait. Le match 3 a tourné sur des détails de ce genre. Le match 4, entre deux équipes proches aux jambes fatiguées désormais reposées, tournera très probablement sur les mêmes.

    Premier lancer à 20 h 08, heure de la côte Est. La pluie est partie, les bras sont reposés, et Cleveland tient son samedi soir. Que le match commence.

    À lire aussi sur Le Miroir Français : le week-end d’Halloween à New York, entre défilés et maisons décorées, un autre récit récent qui prolonge, à sa manière, le plaisir de cette lecture.

  • Les Guardians battent les Rays 3-2 et prennent l’avantage 2-1 dans la série

    Les Guardians battent les Rays 3-2 et prennent l’avantage 2-1 dans la série

    Le baseball d’après-midi en octobre n’est pas censé être aussi tendu. Le premier lancer du troisième match de la série de championnat de la Ligue américaine avait été avancé vers 13 h 10, heure de l’Est, le jeudi 15 octobre 2026, car de la pluie était attendue à Cleveland. La pluie a fini par attendre. Les nerfs, eux, non. Au bout du match, les Guardians de Cleveland l’ont emporté 3-2 contre les Rays de Tampa Bay au Progressive Field, mènent la série deux victoires à une, et tiennent un nouveau héros de séries qui n’avait frappé que quatre circuits en saison régulière.

    La série était arrivée à Cleveland avec un équilibre parfait sur le fond. Cleveland avait gagné le premier match 7-3. Tampa Bay avait répondu au deuxième, 3-1. Le troisième match était donc le match pivot, celui qui décide qui parlera d’élan le lendemain matin et qui parlera d’ajustements. Cleveland l’a pris, mais Tampa Bay a exigé chaque retrait.

    Une avance, un renversement, puis le coup de Halpin

    Cleveland a marqué en premier. À la deuxième manche, Nathaniel Lowe a frappé un double productif qui a fait rentrer Jo Adell et donné l’avantage 1-0 aux Guardians. C’était une récompense nette et précoce pour un public installé dès l’heure du déjeuner, et pendant un moment, on a pu croire que le partant Gavin Williams pourrait défendre ce seul point à lui tout seul.

    Tampa Bay a renversé le match à la quatrième manche. Chandler Simpson a frappé un triple de deux points, et soudain les Rays menaient 2-1, avec un banc bruyant et un stade silencieux, de cette façon si particulière aux soirées d’octobre. Le triple de Simpson n’a été que l’un des trois coups sûrs de Tampa Bay dans tout le match, ce qui dit deux choses à la fois. Les Rays ont fait compter leur seul grand coup, et les lanceurs de Cleveland ne leur ont presque rien laissé d’autre.

    Puis est venue la cinquième manche, et le coup de l’après-midi. Petey Halpin a frappé un circuit de deux points donnant l’avantage contre Griffin Jax, à 385 pieds au champ droit, faisant rentrer Patrick Bailey. Guardians 3, Rays 2. C’était le premier circuit de Halpin en séries éliminatoires. Un joueur auteur de quatre circuits sur toute la saison régulière a choisi la cinquième manche du match pivot pour son premier circuit en séries. On ne peut pas écrire cela à l’avance, et aucun entraîneur n’oserait l’essayer. Mais tous le prendront, à chaque fois.

    Williams donne le ton sur le monticule

    Le circuit de Halpin fait la une, mais Gavin Williams est la raison pour laquelle Cleveland pouvait gagner un match d’un seul point. Williams, désormais à 2-0 dans ces séries, a retiré neuf frappeurs sur des prises en cinq manches, accordant deux points sur deux coups sûrs et un but sur balles. Selon Reuters, il mène tous les lanceurs de ces séries avec 33 retraits sur des prises en 16 manches et deux tiers, en quatre apparitions. Ce n’est pas une bonne semaine. C’est une constance, construite match après match, dans les manches sous la plus forte pression de l’année.

    Neuf retraits en cinq manches changent la façon dont un alignement adverse respire. Les frappeurs de Tampa Bay n’ont jamais pu s’installer dans de longues présences ni enchaîner le type de poussée qui renverse un match serré en fin de partie. Deux coups sûrs contre le partant. Un seul de plus tout l’après-midi. Quand un alignement de ce niveau devient aussi silencieux, il faut féliciter les lanceurs.

    Quatre manches sans point pour la relève

    Après Williams, la relève de Cleveland a ramené le match à la maison sans accorder de point. Daniel Espino, Erik Sabrowski et Hunter Gaddis se sont partagé les manches du milieu, puis Cade Smith a signé une fin parfaite d’une manche et un tiers pour un sauvetage de quatre retraits, son deuxième de la série. Parfait est le mot utilisé dans les comptes rendus, et c’est le bon. Pas de suspense inutile, pas de trafic sur les bases, pas de dernier espoir pour les supporters visiteurs.

    Griffin Jax a encaissé la défaite pour Tampa Bay, avec trois points accordés sur cinq coups sûrs en un peu plus de quatre manches. Ces trois points racontent toute son histoire du jour. Le double de Lowe à la deuxième, et le circuit de Halpin à la cinquième. Un autre jour, cette sortie garde son équipe dans le match. Ce jour-là, les lanceurs de Cleveland étaient simplement meilleurs d’un point, et dans une série de championnat, un point suffit largement.

    Les amateurs d’innovation qui suivent nos pages y verront un parallèle amusant avec la voiture volante de Tesla et la vision d’Elon Musk. Dans les deux cas, ce sont les détails maîtrisés et les contributions inattendues qui font la différence quand la pression monte.

    La suite au Progressive Field

    Le quatrième match aura lieu le vendredi 16 octobre à 18 heures, heure de l’Est, au Progressive Field. Le cinquième suivra le samedi 17 octobre, toujours à Cleveland. Ce calendrier est le prix discret caché dans la victoire de jeudi. Tampa Bay doit désormais gagner au moins une fois à l’extérieur rien que pour ramener la série à la maison, et il faudra le faire contre un groupe de lanceurs qui vient de limiter l’équipe à trois coups sûrs.

    Ce groupe porte une leçon plus large, que Cleveland a déjà enseignée au baseball. Les grands parcours en séries sont rarement portés seulement par les noms en haut de l’affiche. Ils basculent sur un coup de cinquième manche d’un joueur à quatre circuits en saison, sur une relève qui empile les manches sans point sans faire de bruit, sur un partant qui accumule 33 retraits en quatre apparitions. Si vous aimez les histoires où la profondeur bat la réputation, cet après-midi était pour vous. Notre agenda culturel Vendredi à New York, foire gourmande, vintage, jazz et danse rappelle d’ailleurs que les plus belles soirées d’octobre mélangent souvent vedettes et belles surprises.

    Pour l’instant, les faits sont simples et Cleveland les répétera volontiers. Score final, Guardians 3, Rays 2. Série, Cleveland mène 2-1. Héros, Petey Halpin, premier circuit en séries, 385 pieds, au moment précis où son équipe en avait besoin. Prochain lancer, vendredi à 18 heures, même stade, mêmes enjeux d’octobre, pluie ou soleil. Tampa Bay a le talent pour répondre. Trois coups sûrs suggèrent une équipe dominée au monticule, pas surclassée. Mais les réponses devront désormais venir à Cleveland, contre les collègues de Williams, avec un public qui sent déjà un titre de ligue. C’est une mission difficile, et les Guardians ont mérité le droit de l’imposer.

  • Les Brewers balaient les Dodgers et retrouvent les World Series après 44 ans d’attente

    Les Brewers balaient les Dodgers et retrouvent les World Series après 44 ans d’attente

    Quarante-quatre ans. C’est le temps que Milwaukee a attendu. Le jeudi 15 octobre 2026, au Dodger Stadium de Los Angeles, les Brewers ont battu les Dodgers 6-4 lors du quatrième match de la série de championnat de la Ligue nationale. Le balayage est total, quatre victoires à zéro, et le club rejoint les World Series pour la première fois depuis 1982. Le plus beau, dans cette soirée, reste la manière. Milwaukee était mené 4-0.

    Au début, tout souriait à Los Angeles. Les Dodgers menaient 4-0 dès la deuxième manche, grâce à un simple productif d’Andy Pages puis à un coup de circuit de trois points de Shohei Ohtani, mesuré à 428 pieds et présenté comme son premier circuit de ces séries éliminatoires. Un public debout, quatre points d’avance, la frappe d’une superstar. La saison de Milwaukee aurait pu vaciller à cet instant précis. Elle n’a pas vacillé.

    La remontée, manche après manche

    Jake Bauers a lancé la remontée à la quatrième manche avec un double de deux points qui a réduit l’écart de moitié et changé l’ambiance dans le stade. À la cinquième, les Brewers ont égalisé. Bauers était encore au coeur de l’action, avec un but sur balles obtenu bases pleines qui a fait rentrer un point. Ce type de présence au bâton demande une discipline rare. Pas de grand geste, pas de gloire immédiate, juste le bon choix, lancer après lancer.

    Le moment décisif est arrivé à la sixième manche. Garrett Mitchell a frappé un circuit en solo contre Tanner Scott pour donner l’avantage à Milwaukee, 5-4, un avantage que les Brewers n’ont plus jamais perdu. Puis, pour se donner un peu d’air, le neuvième frappeur David Hamilton a ajouté un circuit en solo à la neuvième manche contre Edwin Diaz, portant le score à 6-4. Quand le dernier joueur de l’alignement frappe un circuit en neuvième manche d’un match de qualification, c’est tout un groupe qui fonctionne, du premier au dernier nom.

    Cette patience collective rappelle d’autres histoires de travail de longue haleine que nous racontons, comme les tapisseries royales de Norvège qui retrouvent leur éclat à Oslo, où le soin méticuleux finit par porter ses fruits après des années d’efforts discrets.

    Un match de releveurs parfaitement maîtrisé

    Milwaukee a gagné ce match grâce à ses releveurs, et les chiffres parlent simplement. Quatre lanceurs des Brewers ont tenu Los Angeles sans point pendant les sept dernières manches. Sept manches, zéro point, contre un alignement qui avait marqué quatre fois avant même le début de la troisième manche. JoJo Romero, crédité d’un bilan de 2-1, a lancé deux manches pour la victoire. Aaron Ashby a lancé les trois dernières manches pour son deuxième sauvetage de ces séries.

    Derrière eux, le receveur William Contreras a guidé l’ensemble du plan. Un match de releveurs réussit ou échoue selon l’enchaînement des choix, le bon bras au bon moment, sans panique face à un frappeur en forme. Contreras et le manager Pat Murphy ont gardé des changements calmes et réfléchis, et l’attaque des Dodgers, si menaçante à la deuxième manche, n’a plus jamais marqué.

    Bauers, joueur par excellence, et un clin d’oeil de l’histoire

    Jake Bauers a été nommé joueur par excellence de la série, et le quatrième match explique pourquoi. Il termine la série avec une moyenne de ,286, quatre coups sûrs en quatorze présences, un circuit et six points produits. Dans le seul match de qualification, il a produit trois des six points de Milwaukee. Souvent, ce trophée se joue sur un seul grand coup. Bauers, lui, l’a construit sur le timing, encore et encore, dans les moments qui ont fait basculer la série.

    Le balayage porte aussi une belle ironie historique. Milwaukee devient le premier club à balayer en séries l’adversaire qui l’avait balayé lors des séries précédentes. Los Angeles avait balayé Milwaukee l’an dernier dans cette même série de championnat. Cette année, Milwaukee a rendu la pareille, en entier, et sur le terrain des Dodgers. Le capitaine Christian Yelich, cité dans la couverture de la série, incarne la voix expérimentée de ce vestiaire, celle qui rappelle calmement que 4-0 à la deuxième manche est un score, pas un verdict.

    Ce que 1982 signifie, et la suite

    La seule précédente apparition de Milwaukee aux World Series datait de 1982, quand le club jouait encore en Ligue américaine et s’était incliné en sept matchs contre Saint-Louis. Les supporters qui avaient vu cette série enfants sont aujourd’hui grands-parents. Un écart de 44 ans n’est pas qu’une statistique. Ce sont deux générations de fans qui ont acheté des billets, porté la casquette et attendu un titre de ligue qui ne venait pas.

    Cette équipe a aussi mérité son parcours sur la saison entière. Selon USA Today, Milwaukee a remporté 103 matchs en saison régulière, un record pour le club. Un tel total, suivi d’un balayage contre l’adversaire qui avait mis fin à son parcours précédent, montre que ce n’est pas un coup de chance. C’était une équipe de 103 victoires qui a joué à son niveau quand les matchs se sont resserrés.

    Les World Series commenceront le vendredi 23 octobre, avec l’avantage du terrain pour Milwaukee. L’adversaire sera le vainqueur de la série entre les Guardians et les Rays. Les Brewers auront donc une semaine pour reposer leurs releveurs, préparer leur rotation et laisser la ville savourer ce moment. Pour les lecteurs qui prépareront ce grand week-end sportif, notre agenda Vendredi à New York, sorties et rendez-vous du 16 octobre montre à quel point ce mois d’octobre sait mélanger sport, culture et belles soirées.

    Pour une nuit au moins, laissons de côté les confrontations à venir. Milwaukee va aux World Series. Les Brewers ont balayé les Dodgers pour y arriver, leur meilleur joueur a produit la moitié des points du match décisif, et une attente de 44 ans s’est terminée par un circuit du neuvième frappeur et trois manches sans point d’Aaron Ashby. Certains titres se gagnent. Celui-ci a été pris, manche après manche, à une équipe qui pensait que la soirée lui appartenait. Profitez-en, Milwaukee. Vous avez attendu assez longtemps.

  • Les Guardians renversent Tampa Bay 7 à 3 et prennent le premier match de la série

    Les Guardians renversent Tampa Bay 7 à 3 et prennent le premier match de la série

    Pendant cinq manches, lundi soir, les Guardians de Cleveland n’ont pas réussi à marquer le moindre point. Puis ils ont marqué dans la sixième. Et dans la septième. Et dans la huitième. Et dans la neuvième. Quand le dernier retrait est tombé au Tropicana Field de St. Petersburg, Cleveland avait transformé une soirée calme et frustrante en victoire 7 à 3 contre les Rays de Tampa Bay, dans le premier match de la finale de la Ligue américaine. Le club prend ainsi l’avantage 1 à 0 dans la série, avec en prime une petite page d’histoire des séries éliminatoires.

    Les journalistes présents ont relevé une note saisissante venue d’OptaSTATS : aucune équipe dans l’histoire des séries n’avait été blanchie pendant les cinq premières manches avant de marquer dans chacune des quatre dernières. Cleveland l’a fait calmement, presque méthodiquement. Quatorze coups sûrs au total à la fin de la soirée. Sept points en quatre manches. Un enclos de releveurs qui a donné à l’attaque le temps de se réveiller. Voilà une recette qui fonctionne très bien en octobre.

    Une première manche difficile, bien gérée

    Tampa Bay a démarré fort. Yandy Díaz a ouvert le bas de la première manche avec un double dans le coin du champ gauche, Jonathan Aranda l’a fait avancer grâce à un amorti, puis Junior Caminero l’a poussé au marbre avec un simple pour le premier point de la série. Deux simples après deux retraits, signés Victor Mesa Jr. et Jonny DeLuca, ont porté l’avance à 2 à 0, sous les acclamations du public local. Les Rays avaient leur lanceur numéro un, Drew Rasmussen, sur le monticule, reposé et placé exactement comme ils le souhaitaient. Cleveland, de son côté, sortait d’une série de division en cinq matchs et avait confié la balle au gaucher Foster Griffin.

    C’est là que le match aurait pu basculer. Il n’a pas basculé. Drew Rasmussen a été solide en début de rencontre, avec quatre retraits sur des prises entre la quatrième et la cinquième manche tout en laissant sa défense travailler, mais Cleveland a maintenu l’écart à deux points au lieu de le laisser grandir. En octobre, cela compte déjà comme une réussite. Un retard de 2 à 0 pose un problème. Un retard de 5 à 0 ressemble à une fin. Les Guardians ont gardé le problème à taille humaine, et un problème de cette taille peut se résoudre.

    Les supporters qui aiment les équipes qui refusent de plier vivent un mois formidable. Ceux qui ont suivi les célébrations urbaines racontées dans notre reportage sur Leandro et Denise Rizzuto honorés à la cathédrale Saint-Patrick de New York reconnaîtront la même vertu à l’œuvre : la patience et le fait d’être présent quand cela compte. Cleveland est arrivé en retard, mais au complet.

    DeLauter lance le renversement

    La remontée a commencé par un seul élan. Le joueur recrue Chase DeLauter a ouvert la sixième manche avec un circuit en solo qui a réduit l’écart à 2 à 1 et, tout aussi important, a changé l’ambiance sonore du stade. Cleveland a marqué de nouveau dans la septième pour égaliser à 2 à 2. Chase DeLauter a terminé la soirée avec trois coups sûrs. José Ramírez, le cœur de cette attaque depuis une décennie, en a fait autant.

    José Ramírez a produit un point dans la neuvième manche, ce qui lui donne quatre matchs de séries consécutifs avec un point produit. Il égale ainsi la plus longue série du genre dans l’histoire de la franchise, partagée avec Sandy Alomar en 1997 et Jim Thome entre 1998 et 1999. Belle compagnie. Ramírez a parlé ce mois-ci de ce que la ville représente pour lui, de la chance que Cleveland lui a donnée quand peu d’autres y croyaient. On le voit à sa manière de courir jusqu’au premier but dans la neuvième manche d’un match que son équipe mène déjà.

    La huitième manche décide de tout

    L’attaque décisive est arrivée dans la huitième. José Ramírez a ouvert avec un simple à l’avant-champ contre Tyler Wells, puis a atteint le troisième but sur un double de Chase DeLauter. Un retrait plus tard, Nathaniel Lowe s’est présenté dans le type de situation dont les frappeurs rêvent en octobre et a frappé un simple de deux points qui a brisé l’égalité, au centre, sur un lancer compté 0 et 2 d’Ian Seymour. À un lancer de la fin de sa présence, Lowe a raccourci son élan et a conduit la balle là où elle était lancée. Simple, sans fioritures, décisif.

    Cleveland n’en avait pas terminé. Dans la neuvième, José Ramírez a ajouté son point produit et Jo Adell a conclu la manche avec un double de deux points, faisant marquer Ramírez et DeLauter pour porter le score à 7 à 3. Les Guardians comptent désormais 25 points marqués en trois matchs à l’extérieur dans ces séries. À l’extérieur. Dans des stades bruyants. Contre de bons lanceurs.

    Les releveurs ont fait leur travail, encore une fois

    Rien de ce suspense tardif ne fonctionne sans le travail des releveurs. Hunter Gaddis a obtenu la victoire grâce à une manche sans point, avec un seul coup sûr concédé. Sur l’ensemble de la soirée, l’enclos de Cleveland a offert cinq manches avec un seul point accordé, achetant à l’attaque quatre manches complètes pour comprendre Drew Rasmussen et le personnel des Rays.

    Cette formule, rester proche, faire confiance aux releveurs et faire confiance à des présences au bâton qui s’améliorent au deuxième et au troisième passage, peut tenir dans une série au meilleur des sept matchs. Elle voyage bien, en plus. Cleveland n’a pas besoin de frapper des circuits à répétition pour atteindre la Série mondiale. Le club doit garder les matchs à portée jusqu’aux dernières manches, puis gagner la partie d’échecs. Le premier match en a été l’exemple parfait.

    Le gérant des Rays, Kevin Cash, s’est montré mesuré après la rencontre, en notant que son équipe n’avait pas perdu depuis un moment et en affichant sa confiance pour une réaction dans le deuxième match. Il a sans doute raison de rester calme. Tampa Bay a tenu Cleveland sans point pendant cinq manches et a mené la majeure partie de la soirée. Mais le calme joue dans les deux sens. Cleveland vient de gagner quatre matchs de séries d’affilée, dont trois remontées, et ce groupe semble parfaitement à l’aise quand il est mené.

    Ce que cela change pour la série

    Le deuxième match aura lieu mardi soir à St. Petersburg, et les calculs d’une série courte ont déjà changé. Tampa Bay doit désormais protéger son terrain dans ce deuxième match, sous peine de partir pour Cleveland avec un retard de 0 à 2. Cleveland, de son côté, peut jouer libéré. Le club a déjà pris l’avantage du terrain qu’il était venu chercher.

    Le conseil pratique pour celles et ceux qui regardent à la maison est simple : ne partez pas trop tôt, et ne jugez pas cette équipe de Cleveland sur ses cinq premières manches. Son schéma en octobre est clair, la patience d’abord, la pression ensuite. Les joueurs multiplient les lancers difficiles pour les lanceurs adverses, prennent la base supplémentaire quand elle se présente, et semblent apprécier exactement les moments qui rendent les autres équipes nerveuses. À l’image des foules qui font la fête ensemble, comme dans notre récit de la Fête nationale espagnole au Palais royal de Madrid, ce sont souvent ceux qui tiennent jusqu’au bout qui donnent le ton.

    Deux clubs de marchés modestes, construits tous les deux en développant leurs propres joueurs, jouent pour une place en Série mondiale. L’un des deux y arrivera. Après ce premier match, Cleveland ressemble à une équipe qui n’a aucune intention de laisser le moment devenir trop grand, surtout parce que, manche après manche, elle continue de se l’approprier. Les amateurs de baseball peuvent aussi relire notre portrait de Gloria T. Cressler pour retrouver, hors des terrains, ce même esprit new-yorkais de persévérance et de rassemblement qui fait les belles soirées d’octobre.

  • Les Brewers de Milwaukee battent les Dodgers 2-1 et prennent l’avantage en finale de la Ligue nationale

    Les Brewers de Milwaukee battent les Dodgers 2-1 et prennent l’avantage en finale de la Ligue nationale

    Le baseball d’octobre a une odeur. La saucisse grillée, l’air froid, et l’électricité particulière d’une foule qui a attendu toute l’année sa revanche. Dimanche soir à l’American Family Field, les Brewers de Milwaukee ont offert exactement cela à leurs supporters.

    Les Brewers ont battu les Dodgers de Los Angeles 2-1 dans le match 1 de la finale de la Ligue nationale, prenant l’avantage 1-0 dans cette série au meilleur des sept matchs face aux champions en titre. Il y a un an, les Dodgers avaient balayé Milwaukee à ce même stade. Hier soir, les Brewers ont joué comme une équipe à la mémoire longue et à la mèche courte.

    Ce n’était pas une déroute. C’était mieux que cela – un bras de fer d’octobre à 2-1, décidé par un seul swing, le sang-froid d’un rookie, et un bullpen qui a traité une avance d’un point comme une cargaison sacrée.

    Turang égalise, Lara fait gagner

    Menés 1-0 en quatrième manche, les Brewers avaient besoin d’une étincelle. Brice Turang a fourni un coup de tonnerre. Le joueur de deuxième but a sauté sur Tarik Skubal et expédié un home run d’ouverture de manche à 384 pieds dans la nuit de Milwaukee, égalisant à 1-1. La foule de l’American Family Field a explosé et n’est guère redescendue de la soirée.

    Une manche plus tard, les Brewers ont frappé à nouveau. Le rookie Luis Lara, qui disputait sa première finale de ligue, a fait rentrer Garrett Mitchell d’un simple pour donner l’avantage 2-1 à Milwaukee. Ce sont tous les points dont les Brewers auraient besoin. C’était aussi, discrètement, le genre de moment qui définit octobre : un gamin dans sa première finale de ligue qui réussit le coup le plus important de la soirée sous les yeux des champions en titre.

    Skubal, pour sa part, a été excellent dans la défaite. Le gaucher des Dodgers a accordé 2 points sur 5 coups sûrs en 5 manches avec 7 retraits sur prises, et a quand même pris la défaite. C’est octobre en une phrase. Le meilleur lanceur sur le monticule ne gagne pas toujours. L’équipe qui réussit le gros coup gagne, et hier soir cette équipe portait le bleu et le jaune des Brewers.

    Misiorowski plie, le bullpen refuse de rompre

    Jacob Misiorowski n’avait pas son meilleur stuff. L’as des Brewers a lancé 35 lancers rien qu’en deuxième manche et s’est sorti d’une situation de bases pleines par un double jeu, le genre d’échappée qui annonce habituellement une courte soirée. Il a tenu 4 manches et un tiers, n’accordant qu’un point, et a remis le match à un bullpen qui a claqué la porte.

    Abner Uribe, Aaron Ashby et Trevor Megill ont combiné 4 manches et deux tiers sans point. Chaque fois que les Dodgers se penchaient en avant, un releveur de Milwaukee les repoussait dans leurs sièges. En neuvième, Los Angeles a finalement menacé, obtenant deux buts sur balles à deux retraits pour mettre le point égalisateur sur base et le point de la victoire au marbre. Mookie Betts – l’un des frappeurs les plus dangereux du monde – s’est présenté. Il a frappé une chandelle au champ centre. Fin du match.

    Il y a un art particulier à gagner 2-1 en octobre, et Milwaukee l’a peint. Les Brewers n’avaient pas besoin de dix points. Ils avaient besoin de 27 retraits avec presque aucune marge d’erreur, et ils les ont obtenus d’un staff qui a refusé de donner à l’alignement des Dodgers un seul passage au bâton confortable quand ça comptait.

    Un an plus tard, un autre scénario

    Le contexte est tout. Les Dodgers avaient balayé les Brewers de la finale de l’an dernier, quatre matchs de domination de Los Angeles qui avaient laissé Milwaukee avec un long hiver de « et si ». Dimanche soir a été la première réponse à tous ces « et si », et cela change réellement l’arithmétique de cette série. Les Brewers sont désormais une victoire plus près d’un titre de ligue qu’ils n’ont réussi à atteindre la saison dernière.

    Cela compte aussi psychologiquement. Se faire balayer laisse des cicatrices ; cela plante l’idée que l’autre équipe est tout simplement meilleure. Gagner le match 1 – à domicile, contre les champions, dans un match à un point – plante une autre idée : on peut battre ces gars-là dans un combat de rue. Milwaukee n’a pas surpassé Los Angeles en talent dimanche. Il l’a surpassée en exécution, lancer après lancer, et c’est une formule reproductible.

    Le public l’a compris. À partir de la quatrième manche, l’American Family Field a retenti comme un mur de bruit – le rugissement de gens qui savent qu’ils assistent à quelque chose, à l’image des supporters japonais les plus célèbres réunis à Aomori ce week-end.

    Ce que le match 2 exige

    Le match 2 se joue lundi soir à l’American Family Field, avec Yoshinobu Yamamoto au monticule pour Los Angeles face à Logan Henderson pour Milwaukee. Personne dans le vestiaire des Brewers ne fera trop la fête. L’alignement des Dodgers ne restera pas silencieux longtemps, et Yamamoto est exactement le genre de lanceur capable d’arrêter net une dynamique.

    Pour Milwaukee, la formule est désormais écrite : donner une avance au bullpen et défier les Dodgers de toucher Uribe, Ashby et Megill. Faites cela quatre fois de plus et les Brewers vont en Série mondiale. Simple à dire, brutalement difficile à faire – ce qui fait précisément du baseball d’octobre le plus beau théâtre du sport.

    Une victoire de moins. Trois à aller. Et pour la première fois depuis un an, les Brewers peuvent regarder les champions en titre dans les yeux en sachant qu’ils appartiennent au même terrain. Dimanche soir l’a prouvé. Maintenant, il faut le prouver à nouveau lundi.


    Également publié sur: