Le pape Léon XIV invite les jeunes à découvrir quatre saints : Dominique, Thérèse-Bénédicte, Laurent et Claire

Le pape Léon XIV en vêtement blanc saluant la foule en invitant les jeunes à découvrir les saints - Photo: @pontifex

Le pape Léon XIV a une proposition pour les jeunes, et elle ne passe par aucune application. Dans un message publié sur son compte officiel @pontifex, daté du 9 août dans le fil, le Saint-Père s’est adressé directement aux jeunes qui l’écoutaient et les a invités à mieux connaître les saints que le calendrier liturgique propose ces jours-là. Hier, le grand saint Dominique, fondateur de l’Ordre des Prêcheurs. Aujourd’hui, sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, Edith Stein, carmélite et copatronne de l’Europe. Demain, saint Laurent, diacre de Rome. Et après-demain, sainte Claire d’Assise, qui a quitté une vie de confort pour suivre Jésus, pauvre et humble, sur les traces de saint François. Sa phrase finale était simple : laissez-vous inspirer par ces témoins exemplaires. La vidéo totalise 28 634 mentions favorables et 503 commentaires.

Photo: @pontifex

Il vaut la peine d’observer la construction de cette invitation, car le pape l’a bâtie en pédagogue. Quatre figures, quatre jours consécutifs et quatre vies très différentes. Un fondateur qui a créé un ordre voué à la prédication et à l’étude. Une philosophe devenue carmélite, reconnue comme copatronne de tout un continent. Un diacre romain dont le souvenir traverse les siècles. Et une jeune femme d’Assise qui s’est éloignée du confort parce qu’elle avait trouvé quelque chose de bien plus précieux. Aucune histoire ne ressemble à une autre, et tel est précisément le message. La sainteté, racontée ainsi, n’est pas un modèle unique appliqué à toutes les vies. Elle forme un ensemble de réponses distinctes à un même appel, portées par des siècles, des tempéraments et des talents différents.

Quatre jours, quatre formes de courage

Le courage de saint Dominique fut organisationnel et intellectuel. Il a fondé l’Ordre des Prêcheurs, convaincu que la foi et l’étude rigoureuse vont ensemble et que des voix bien formées peuvent transformer une culture. Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, Edith Stein, incarne une autre force : la vie de l’esprit unie à la vie de prière, reconnue dans sa qualité de carmélite et de copatronne de l’Europe. Saint Laurent ramène le calendrier à Rome même, diacre de l’Église ancienne dont la ville n’a jamais cessé de prononcer le nom. Sainte Claire, enfin, surprend encore par sa décision. Le confort, la sécurité et le rang étaient à sa portée, et elle a choisi la pauvreté et l’humilité, suivant Jésus sur les traces de son concitoyen saint François.

Cette suite rejoint des thèmes suivis dans la prédication récente du pape, depuis son enseignement place Saint-Pierre sur la dignité humaine reçue comme un don jusqu’à ses invitations à la prière partagée. À chaque fois, le schéma se répète. Léon XIV part d’une réalité ordinaire, un calendrier, un verre d’eau, une foule rassemblée, et il en révèle la profondeur cachée. Ici, la réalité ordinaire est le temps lui-même. Une semaine d’août devient, entre ses mains, une petite galerie de vies dignes d’être connues, un saint par jour.

Pourquoi ce message touche les jeunes

La réponse du public offre un indice, et elle constitue la donnée distinctive de ce récit. 28 634 mentions favorables et 503 commentaires forment un accueil remarquable pour un message qui, au fond, est une liste de lectures. Le pape n’a promis aucun divertissement. Il a promis des exemples et demandé quelque chose en retour : de l’attention, de la curiosité et le désir de se laisser inspirer. On décrit souvent les jeunes comme inaccessibles à tout ce qui n’est pas instantané. La réponse à cette vidéo suggère une lecture plus porteuse d’espérance. Donnez aux jeunes des vies réelles, racontées avec honnêteté et dans l’ordre, et beaucoup s’approcheront pour écouter. Un saint par jour se révèle un format étonnamment adapté, des siècles avant l’apparition de ce mot.

Laissez-vous inspirer. Le verbe compte. L’inspiration, dans l’invitation finale du pape, ne s’impose pas et ne se fabrique pas. Elle s’accueille et se laisse entrer. Cette grammaire douce traverse ses messages récents, y compris la gratitude personnelle manifestée dans son salut d’anniversaire à la Bibliothèque vaticane. Pour les jeunes auxquels il s’adressait, le devoir, si l’on peut l’appeler ainsi, est un cadeau. Ouvrir le calendrier. Rencontrer Dominique le fondateur, Thérèse-Bénédicte la carmélite copatronne, Laurent le diacre de Rome et Claire, qui a échangé le confort contre une vie plus pauvre et plus libre. Quatre jours, quatre témoins et une invitation toujours ouverte.


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