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  • Une première au Japon : Naruhito et les Akishino ouvrent les Jeux parasiatiques d’Aichi-Nagoya devant 45 nations

    Une première au Japon : Naruhito et les Akishino ouvrent les Jeux parasiatiques d’Aichi-Nagoya devant 45 nations

    Le Japon a vécu, ce dimanche 18 octobre 2026, une journée que son sport paralympique attendait depuis des décennies. L’empereur Naruhito s’est rendu dans la préfecture d’Aichi pour assister aux Jeux parasiatiques d’Aichi-Nagoya 2026, et l’Agence de la Maison impériale a partagé l’événement le jour même sur son compte Instagram, @kunaicho_jp, suivi par quelque 2,5 millions de personnes. La publication a dépassé les 17 000 mentions j’aime en quelques heures. Le prince héritier Akishino et la princesse héritière Kiko ont également assisté à la cérémonie d’ouverture, formant au premier rang un trio impérial remarqué.

    La photographie principale de l’Agence est lumineuse et apaisée. L’empereur Naruhito se tient au centre, en costume sombre et cravate lilas pâle, un léger sourire aux lèvres tandis qu’il regarde l’arène. À ses côtés, plus grand d’une tête, le prince héritier Akishino porte un costume sombre et une cravate rayée, et près de lui la princesse héritière Kiko, impeccable dans une tenue crème, un collier de perles et une broche dorée. Tout autour, les officiels des Jeux arborent le violet d’Aichi-Nagoya 2026. Personne ne pose pour l’objectif, et c’est précisément la force de cette image : la famille impériale n’est pas la vedette du jour. Les vedettes, ce sont les athlètes.

    Une première pour le Japon

    Le fait central, l’Agence le dit avec la plus grande clarté : les Jeux parasiatiques se tiennent au Japon pour la toute première fois de leur histoire. Des athlètes venus de 45 pays et régions d’Asie se sont donné rendez-vous, et ils s’affronteront dans 18 sports. Pour le sport paralympique japonais, c’est un cap historique, le moment où la grande fête continentale de ses athlètes se déroule enfin à domicile, devant son public, avec l’empereur présent dès le jour de l’ouverture.

    Le calendrier cache une donnée unique, qui en dit long sur Aichi. Il y a à peine un mois, la même préfecture accueillait l’ouverture des Jeux asiatiques, une soirée que nos lecteurs ont revécue lorsque nous avons raconté comment Akishino et Kiko occupaient la loge d’honneur dans le bilan de septembre de la Maison impériale. Ces Jeux-là réunissaient les mêmes 45 pays et régions, dans 43 sports. Aujourd’hui, dans le même automne et dans la même région hôte, les Jeux parasiatiques prennent le relais avec leurs 18 disciplines. Deux rendez-vous continentaux, coup sur coup, dans une seule préfecture japonaise : un doublé que très peu de régions au monde ont jamais tenté.

    Un automne impérial entre sport et culture

    Le programme automnal de la Maison impériale éclaire la portée de cette visite. Quelques jours plus tôt, la famille levait les sceaux et inspectait des trésors à Nara, lors de la cérémonie que nous avons racontée en expliquant comment le sceau impérial se lève une fois par an au Shosoin. Et à Tokyo, l’empereur et l’impératrice ont apporté leur caution à l’agenda vert en ouvrant la conférence GEA 2026. Sport, patrimoine et environnement se sont succédé en quelques jours, et la présence à Aichi s’inscrit dans la même logique : être là où le pays célèbre ce qu’il a de meilleur.

    Ce que vaut un premier rang

    On aurait tort de ne voir dans la présence impériale qu’un geste protocolaire. Quand un empereur se déplace dans une préfecture pour ouvrir les premiers Jeux parasiatiques de l’histoire de son pays, et que le prince héritier et son épouse prennent place à ses côtés, le message adressé à chaque athlète présent ne souffre aucune ambiguïté : ces Jeux ne sont pas l’annexe de ceux de l’été. Ils sont une fête nationale à part entière, digne du même premier rang que la famille impériale avait offert aux Jeux asiatiques un mois plus tôt.

    Cette continuité est, au fond, la grande histoire d’Aichi-Nagoya 2026. Les Jeux asiatiques ont célébré les plus rapides, les plus hauts et les plus forts d’Asie. Les Jeux parasiatiques célèbrent une conviction que la Maison impériale porte depuis longtemps : l’excellence prend bien des formes, et la vie sportive d’un pays n’est complète que lorsque chacun peut s’y reconnaître. Quarante-cinq nations, dix-huit sports, un premier rang impérial, et une première pour le Japon qui n’aura plus jamais à être une première. Les Jeux sont ouverts.

    Photo : @kunaicho_jp


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  • Une semaine à New York, du 18 au 24 octobre: marionnettes, défilés, salsa et étoiles

    Une semaine à New York, du 18 au 24 octobre: marionnettes, défilés, salsa et étoiles

    En octobre, New York change de rythme: les feuilles tournent, les citrouilles envahissent les trottoirs et l’agenda se remplit jour après jour. La semaine du dimanche 18 au samedi 24 octobre 2026, rassemblée par le compte @nycfunevents, enchaîne un spectacle de marionnettes d’Halloween à Park Slope, de la salsa en plein air à Washington Square Park, une soirée d’observation des étoiles sur la High Line et un samedi qui combine fête des récoltes, deux rendez-vous d’Halloween et un marché de nuit. Il y en a pour toutes les envies.

    Dimanche 18: marionnettes, fête de quartier et danse à Ridgewood

    La semaine commence à 10 heures avec le Halloween Puppet Pop-up à Park Slope, un rendez-vous malin pour les familles qui veulent goûter à Halloween sans veiller tard. À midi, le Little Manila Parade and Block Party anime les rues du Queens avec son défilé et sa fête de quartier, de ces événements où la cuisine et la musique donnent le ton. À 15 heures, changement d’ambiance: Mister Sunday, chez Nowadays à Ridgewood, propose une fête dansante qui commence en plein jour et se prolonge jusqu’au soir.

    Lundi et mardi: courir à Harlem, regarder les étoiles

    Le lundi 19, place au sport: Harlem Run part à 18 h 45 depuis Marcus Garvey Park. Ces courses en groupe tiennent autant de l’entraînement que du rendez-vous entre voisins, et elles changent agréablement un début de semaine. Le mardi 20, on lève les yeux au ciel à 19 heures avec Stargazing sur la High Line: des télescopes, le ciel ouvert et, sous le parc suspendu, les lumières de la ville.

    Mercredi et jeudi: salsa sur la place, puis nuit à Brooklyn

    Le mercredi 21, Washington Square Park accueille un Salsa Social à 18 heures. La salsa en plein air met danseurs confirmés et débutants sur la même piste, et personne ne reste longtemps sur le bord. Le jeudi 22, la semaine passe en mode nuit avec BUSH DÜF au SILO, à Brooklyn, à partir de 22 heures: c’est le grand rendez-vous nocturne de la semaine, mieux vaut donc prévoir un vendredi matin tranquille.

    Vendredi 23: musée gratuit et festival d’Halloween

    Le vendredi démarre à 17 heures avec Free Friday Nights au Whitney Museum, les soirées gratuites du musée devenues un rendez-vous fidèle des amateurs d’art. À 21 heures, le City of Gods Halloween Festival ouvre à Industry City: costumes, musique et un immense espace industriel pour l’une des plus grandes fêtes d’Halloween avant le grand week-end.

    Samedi 24: la journée pleine

    Le samedi est le jour fort. Le Fall Harvest Festival commence à 11 heures au Brooklyn Botanic Garden, entre citrouilles et couleurs d’automne à leur sommet. À midi, il faudra choisir: le Bronx Halloween Parade parcourt le South Bronx à la même heure que le Fort Greene Halloween Fest et sa fête costumée à Brooklyn. À chaque quartier son ambiance, et il faut trancher. La semaine se termine à 16 heures avec le Queens Night Market à Corona, où le dîner devient un tour des stands de cuisine du monde entier en une seule visite.

    Bien s’organiser

    Note pratique: la publication de @nycfunevents donne les horaires et les quartiers de chaque événement, mais aucun prix d’entrée; mieux vaut donc consulter la page de chaque événement ou de chaque lieu avant de partir si le budget compte. Les sorties de semaine sont les plus simples à caser: courir le lundi, observer les étoiles le mardi et danser la salsa le mercredi ne demandent presque aucune préparation. Gardez votre énergie pour le samedi 24, une journée où l’on peut commencer parmi les citrouilles à 11 heures et finir la soirée dans un marché de nuit du Queens.

    Pour préparer la suite de la saison, Le Miroir Français a déjà raconté les événements d’Halloween à New York du week-end des 16 au 18 octobre, détaillé les sorties du vendredi 16 octobre et suivi la semaine d’Halloween du 12 au 18 octobre. Source de cet agenda: @nycfunevents sur Instagram.

  • Clayface offre à Gotham un visage tragique et profondément humain

    Clayface offre à Gotham un visage tragique et profondément humain

    Chaque figure sombre de Gotham arrive d’abord présentée comme un monstre. Les plus intéressantes se révèlent être des personnes avant tout. Clayface, qui arrive dans les salles le 23 octobre chez Warner Bros. et DC Studios, repose entièrement sur cette seconde idée, et les premières réactions venues des projections anticipées suggèrent que le pari a fonctionné. Le film raconte l’histoire d’un acteur qui perd la seule chose dont dépend toute sa vie, son visage, et le choix désespéré qui s’ensuit.

    Tom Rhys Harries incarne Matt Hagen, un acteur en activité dont le visage est défiguré et qui se tourne vers un traitement expérimental promettant de lui rendre sa carrière. Les lecteurs des bandes dessinées savent que cette promesse a un prix terrible. Ce qui compte ici, c’est la manière dont le film traite Hagen avant sa transformation : non comme une chute ou un spectacle de foire, mais comme un homme qui regarde son identité se défaire. Tom Rhys Harries porte le rôle le plus difficile du film, et d’après les premiers échos, il le porte avec force.

    Une équipe créative taillée pour la tragédie

    En regardant qui a fabriqué ce film, son ton cesse d’être une surprise. James Watkins réalise, à partir d’un scénario de Mike Flanagan et Hossein Amini. Mike Flanagan prouve depuis des années que le frisson touche plus fort lorsqu’il parle en réalité de deuil et d’amour, et Hossein Amini sait écrire des personnages qui désirent une chose si fort qu’elle finit par les perdre. Ajoutez les producteurs James Gunn et Matt Reeves, les deux hommes qui façonnent actuellement l’univers DC à l’écran depuis des directions différentes, et vous obtenez un projet solidement soutenu, avec un point de vue clair.

    Clayface est le troisième film du nouvel univers DC, avec une classification réservée à un public averti pour ses scènes de transformation marquantes. Gardons les proportions justes. Le coeur du récit se trouve dans le travail artisanal : des effets de transformation pensés pour faire ressentir la perte de Hagen au public, et pas seulement pour le faire sursauter. La distribution secondaire approfondit le tableau au lieu de le décorer, avec Naomi Ackie, David Dencik, Max Minghella et Eddie Marsan, un groupe d’acteurs qui rendent en général chaque scène un peu plus aiguisée. Les amateurs de grands rendez-vous culturels suivront aussi les coulisses racontées autour de la saison du Bal Piariste à New York, autre production où le soin du détail fait toute la différence.

    Ce que les premiers spectateurs ont dit

    Le film a été montré pour de premières réactions le 14 octobre, et la réponse a été nettement positive. Steven Weintraub, de Collider, a qualifié le film de fantastique et l’a fortement recommandé, le genre d’éloge simple et sans détour que les critiques réservent aux films qui atteignent vraiment leur cible. Brandon Davis a parlé d’une réussite délicieusement étrange, une formule courte qui dit l’essentiel. Chris Killian a salué l’histoire d’origine tragique et souligné la touche de romance gothique du film, une description qui colle magnifiquement au sujet. Clayface a toujours été, sous la surface, l’histoire de quelqu’un qui voulait être aimé tel qu’il était.

    Ce fil gothique mérite d’être gardé en tête. Gotham fonctionne le mieux comme un lieu d’ombres, de vieux bâtiments et de regrets plus anciens encore, et une tragédie teintée de romance donne à ce film une saveur qu’aucun de ses voisins de franchise ne possède. Là où d’autres titres du nouvel univers DC voient large, celui-ci voit profond : un homme, un visage abîmé, un marché terrible.

    Pourquoi ce film mérite votre billet

    Une question juste se pose pour tout récit d’origine centré sur un antagoniste : pourquoi passer deux heures à suivre ce personnage ? La réponse que le film semble donner est que Hagen n’a pas commencé comme une figure sombre. Il a commencé vaniteux, effrayé et humain, et le traitement qui le refaçonne est quelque chose que beaucoup de gens envisageraient au moins à sa place. C’est inconfortable, et c’est aussi du bon drame. Tom Rhys Harries jouerait, dit-on, l’espoir et l’effroi sans jamais adresser de clin d’oeil au public, ce qui est exactement la bonne mesure.

    La sortie du 23 octobre arrive avec le meilleur élan possible pour un film de ce type : des personnes qui l’ont vu et qui pressent les autres d’aller le voir. Un coeur tragique, une distribution douée, des cinéastes qui comprennent que la peur et le chagrin sont des cousins proches, voilà une combinaison qui vaut le déplacement. Gotham a un nouveau visage. C’est un visage triste, et c’est précisément pour cela qu’il fonctionne.

  • Le film Bluey emmène la famille Heeler sur grand écran

    Le film Bluey emmène la famille Heeler sur grand écran

    Certaines séries télévisées deviennent des habitudes. Un nombre plus restreint entre dans la vie des familles, citées au petit déjeuner et revues les après-midis de pluie jusqu’à donner l’impression de films de famille. Bluey a accompli cela à une échelle rare, et la famille Heeler se dirige maintenant vers l’endroit où les personnages aimés finissent par rêver d’aller : le grand écran. Le film Bluey sortira au cinéma le 6 août 2027, avec une distribution en salles assurée par Walt Disney Studios, et dès le 5 août en Australie et en Nouvelle-Zélande.

    Les informations confirmées sont exactement celles que les admirateurs espéraient. Le film est écrit et réalisé par Joe Brumm, le créateur de Bluey, avec Richard Jeffery comme coréalisateur et Amber Naismith à la production. Il est porté par Ludo Studio avec BBC Studios, qui finance et concède les droits du film. Il ne s’agit donc pas d’une adaptation confiée à des inconnus : les personnes qui ont bâti l’univers de Bluey sont celles qui l’agrandissent.

    Les voix que les familles connaissent déjà

    Pour un film de ce type, le choix des voix peut tout changer, et celui-ci relève du pur réconfort. Melanie Zanetti retrouve le rôle de Chilli, la maman, et David McCormack celui de Bandit, le papa. Leurs interprétations expliquent en grande partie pourquoi la série touche les adultes autant que les enfants. Chilli est chaleureuse sans être mièvre. Bandit est joueur, fatigué, compétitif et tendre, parfois dans la même scène. Entendre ces voix au cinéma, à pleine échelle, aura un parfum de retrouvailles.

    La musique reste aussi entre de bonnes mains. Joff Bush, dont les compositions donnent à Bluey une grande partie de son élan, signe la musique du film. Quiconque a vu un épisode tranquille devenir émouvant grâce à quelques notes de piano sait ce que cela signifie. Bush comprend cette famille, et son retour suggère que le film veut garder intact le coeur de la série tout en lui offrant une pièce plus grande pour respirer. Les lecteurs qui aiment les rendez-vous culturels suivront aussi avec plaisir le retour de Havana Nights à Palm Beach, autre événement qui mise sur la fidélité à un univers aimé.

    Un soutien de production à la hauteur

    Le soutien en coulisses est sérieux. La production bénéficie de l’appui du gouvernement australien par le dispositif Producer Offset et par Screen Australia, ainsi que du gouvernement du Queensland par l’incitation aux effets visuels et au numérique de Screen Queensland. Un long métrage d’animation en images de synthèse représente un chantier industriel considérable, et cet appui dessine une production pensée aux standards du cinéma, réalisée dans le pays où Bluey est née.

    Ce que la bande-annonce de la D23 a montré

    Le public a eu un premier aperçu lors de la D23 en août 2026, où une bande-annonce a montré une partie de ballon à ne pas laisser toucher le sol, le jeu du tout premier épisode. Le choix est charmant pour un premier regard, avec un rendu en images de synthèse plus riche pour l’univers des Heeler. La série possède un charme épuré et plat. Le film, d’après ces images, garde des personnages immédiatement reconnaissables tout en ajoutant la profondeur, la texture et l’ampleur qu’exige une salle de cinéma.

    Il y a une confiance intelligente dans le fait d’ouvrir avec ce jeu. Aucune explosion, aucun artifice, seulement une famille, un ballon et une règle que tout le monde retient : ne pas le laisser toucher le sol. En une minute environ, le film dit à ses admirateurs qu’il sait exactement ce qui les a fait tomber amoureux de la série. C’est le même principe que celui des belles saisons culturelles annoncées dans nos pages, comme l’ouverture de la saison du Bal Piariste à New York : honorer ce qui existe, puis le laisser grandir.

    Une grande surprise, et rien de plus à dévoiler

    Sur l’intrigue, l’indice confirmé est volontairement minuscule : l’histoire tourne autour d’une grande surprise qui change tout pour la famille Heeler. C’est tout, et c’est assez. Les meilleures histoires de Bluey commencent souvent par un détail minuscule, un jeu, une glace tombée, une course au magasin, puis s’ouvrent sur quelque chose auquel les parents repensent pendant des jours. Une grande surprise, entre les mains de Joe Brumm, peut être joyeuse, émouvante ou les deux à la fois.

    Les chiffres d’un phénomène

    Si quelqu’un considère encore Bluey comme un petit succès mignon, les chiffres d’audience règlent la question. D’après IF Magazine, Bluey a été le programme le plus regardé en diffusion en continu aux États-Unis en 2025, avec 45,2 milliards de minutes visionnées. Relisez ce chiffre. Pas le programme pour enfants le plus regardé. Le programme le plus regardé, tout court. Une sortie en août 2027 arrivera donc devant l’un des publics les plus vastes et les plus fidèles du divertissement.

    Cette ampleur explique aussi le soin qui entoure la production. BBC Studios finance et concède les droits, Disney distribue en salles, Ludo crée : chaque partenaire apporte une pièce dont les autres ont besoin, et l’organisation garde le contrôle créatif près de la source. Beaucoup de franchises familiales trébuchent au moment de changer d’échelle. Celle-ci a réuni l’équipe la moins susceptible de laisser cela arriver.

    Pourquoi août 2027 semble si loin

    Les versions cinéma de séries aimées vivent ou échouent sur une seule question : retrouve-t-on l’esprit de la série, en plus grand ? Tout ce qui est confirmé jusqu’ici, Joe Brumm aux commandes, Richard Jeffery à ses côtés, Amber Naismith à la production, Melanie Zanetti et David McCormack au micro, Joff Bush à la musique et cette bande-annonce pleine de tendresse, pointe vers un oui franc. Notez la date : le 6 août 2027, un jour plus tôt en Australie et en Nouvelle-Zélande, ce qui semble juste. Les Heeler vont au cinéma, et quelques milliards de minutes d’affection les accompagnent.

  • Le roi Haakon frappe aux portes sous le soleil de Kvitsoy pour la grande collecte TV-aksjonen

    Le roi Haakon frappe aux portes sous le soleil de Kvitsoy pour la grande collecte TV-aksjonen

    Ni tapis rouge, ni distance protocolaire. Le dimanche 18 octobre 2026, le roi Haakon a parcouru a pied les rues ensoleillees de Kvitsoy, dans le Rogaland, une tirelire solidaire a la main, accompagne de Lasse, de Camilla et de nombreux autres benevoles pour la TV-aksjonen de cette annee, a rapporte la Maison royale de Norvege sur son compte Instagram @detnorskekongehus. Sur la photographie diffusee par la Cour, le roi sourit dans une doudoune bleu marine, au milieu d’une rue tranquille de l’ile, a cote d’un jeune benevole tenant sa propre tirelire avec la meme fierte, des maisons blanches et un drapeau norvegien derriere eux dans la lumiere vive de l’automne.

    L’image est simple, et c’est exactement pour cela qu’elle touche. Un chef d’Etat accomplissant la tache la plus ordinaire du jour, frapper, attendre, sourire et inviter les voisins a donner, explique mieux qu’une emission de television comment cette campagne annuelle fonctionne. La TV-aksjonen ne repose pas sur le spectacle. Elle avance de porte en porte.

    Un dimanche qui appartient a tout un pays

    Organisee par le diffuseur public NRK, la TV-aksjonen a lieu chaque annee depuis 1974. Elle est presentee comme la plus grande campagne de collecte au monde rapportee a la valeur donnee par habitant et au nombre de participants. Environ 100 000 benevoles sortent un dimanche d’octobre et visitent les foyers de toute la Norvege en quelques heures. Ecoles, entreprises, associations locales et membres de la famille royale trouvent leur place dans cet effort commun que les Norvegiens nomment dugnad, la tradition du travail partage, benevole, pour le bien de tous.

    Les lecteurs qui suivent l’actualite royale scandinave cet automne reconnaitront cette maniere d’etre present en personne plutot que d’envoyer un message. C’est le meme esprit simple que nous racontions dans notre reportage sur le prince heritier Christian arpentant Copenhague avec des appareils photo jetables et dans notre article sur Les fils dans le temps, le retour des tapisseries royales norvegiennes a la galerie de la reine Sonja.

    Ou ira l’argent de cette annee

    Cette annee, les fonds iront a NRC Flyktninghjelpen, le Conseil norvegien pour les refugies. La Maison royale a resume l’objectif en une phrase chaleureuse: offrir aux personnes qui ont du fuir un foyer sur et de l’espoir pour l’avenir. Concretement, l’organisation a explique, lorsqu’elle a ete choisie pour 2026, que l’appel vise a construire des foyers pour les familles deplacees, avec l’ambition que les dons aident plus de 400 000 personnes a creer un foyer et un nouvel avenir. Ce chiffre est la donnee marquante de cette edition, et il aide a comprendre le choix d’une petite ile pour une visite royale. A Kvitsoy, le mot foyer n’a rien d’abstrait. C’est la maison blanche derriere vous, le drapeau pres de la porte et le voisin qui l’ouvre.

    Le Conseil norvegien pour les refugies travaille depuis pres de 80 ans et est devenu une organisation humanitaire active dans des dizaines de pays, experte en matiere d’abri, d’education, d’aide juridique, de securite alimentaire et d’eau propre. La TV-aksjonen a deja soutenu son action a plusieurs reprises, si bien que ce partenariat ressemble moins a une experience nouvelle qu’a une habitude nationale de confiance qui se renouvelle.

    Pourquoi Kvitsoy etait la scene parfaite

    Kvitsoy n’est pas un decor choisi pour sa taille, bien au contraire. Avec seulement 6,29 kilometres carres, c’est la plus petite commune de Norvege par sa superficie, un archipel a l’entree du Boknafjorden peuple de quelques centaines d’habitants seulement. Dans un tel endroit, faire du porte-a-porte signifie vraiment aller a chaque porte. Personne n’y est anonyme, et une tournee de benevoles est aussi une tournee de conversations avec des gens que l’on reverra au port, au magasin et a l’ecole.

    Cette echelle change le sens d’une visite royale. Dans une capitale, un roi collecteur ferait la une au milieu des foules. A Kvitsoy, la photographie montre quelque chose de plus calme et, franchement, de plus fort: trois personnes au milieu d’une route vide et ensoleillee, tirelires pretes, au travail. Le soleil mentionne par la Maison royale dans sa legende se lit dans chaque ombre sur l’asphalte. C’etait, visiblement, un beau jour pour etre dehors, et un beau jour pour demander.

    Analyse: une tirelire dit mieux qu’un discours

    Il y a dans cette journee une lecon pour qui observe le service public. Les totaux finaux comptent, et la TV-aksjonen en publiera sans doute un impressionnant, mais la confiance ne se construit pas avec un chiffre. Elle se construit par une participation visible a la plus petite echelle possible. Quand le roi porte la meme tirelire grise au couvercle vert que l’enfant a cote de lui, la hierarchie du jour s’efface de la plus belle des manieres. Lasse n’est pas un figurant dans une photo royale. Pendant ces heures-la, lui et le roi sont des collegues.

    La reine Sonja, marraine de la TV-aksjonen a plusieurs reprises depuis ses debuts en 1974, a salue les benevoles qui creent la force rendant la campagne possible et dit que leur travail la remplissait de fierte et d’humilite. Le nouveau regne garde le meme rendez-vous annuel, et cette continuite transforme une collecte en institution, puis une institution en un dimanche autour duquel tout un pays s’organise, a l’image des grandes soirees de solidarite que nous suivons comme Havana Nights, de retour a Palm Beach pour ouvrir la saison caritative.

    A la fin du jour, on comptera les tirelires, l’emission se terminera et Kvitsoy redeviendra la plus petite commune de Norvege, paisible a l’embouchure du fjord. Il restera l’image choisie par la Maison royale: un roi, un jeune benevole et Camilla, debout au soleil, demandant a leurs voisins d’aider a batir des foyers pour des personnes qu’ils ne rencontreront peut-etre jamais. Difficile de trouver une plus belle definition du dugnad.

    Photo: Det kongelige hoff

  • À New York, M. et Mme Imre Pakh ouvrent la saison du 64e Bal Piariste des Débutantes

    À New York, M. et Mme Imre Pakh ouvrent la saison du 64e Bal Piariste des Débutantes

    La saison du Bal Piariste, à New York, s’est ouverte comme ses meilleures traditions le veulent : autour d’une table, entre amis, avec une cause énoncée sans détour. M. et Mme Imre Pakh ont accueilli la réception des mécènes du 64e Bal Piariste des Débutantes, réunissant les soutiens de l’Association des anciens élèves piaristes et du comité du bal avant la grande célébration du 30 janvier 2027, à The University Club of New York.

    Nelly Pakh de Karacsfalva et son époux Imre Pakh ont ainsi donné le coup d’envoi d’une saison qui associe cérémonie et travail concret. Le Dr v. Istvan Somkuti, président du comité du Bal Piariste, a présenté la mission du bal de 2027 et a été salué par une ovation debout après une déclaration émouvante sur la manière dont cette soirée soutient les enfants et l’avenir de leurs familles. Le ton était donné : l’élégance de la saison sert un objectif précis, l’éducation.

    Un rendez-vous en habit de soirée au One West 54th Street

    Le 64e Bal Piariste des Débutantes est une célébration formelle en habit de soirée, construite autour de la présentation des débutantes, suivie de la valse d’ouverture, du dîner, de la musique et de la danse. Son cadre, cette saison, est l’un des club-houses les plus remarquables de la ville. The University Club of New York, situé au One West 54th Street, à l’angle de la Cinquième Avenue, occupe un club-house de granit de style Renaissance Revival achevé en 1899, conçu par Charles Follen McKim, du cabinet McKim, Mead & White. Le bâtiment, classé monument de la ville de New York et inscrit au Registre national des lieux historiques, offre un décor à la hauteur d’un bal consacré à l’éducation et à la continuité.

    La réception elle-même a mis à l’honneur l’hospitalité hongroise : une table généreuse de délices hongrois et internationaux, de ces assortiments qui portent en un seul geste l’accueil, la mémoire et l’identité familiale. Les invités sont passés de la table à la cérémonie, et la saison avait commencé. Ce sens du lien entre une ville et des causes qui la dépassent se retrouve dans d’autres rendez-vous de la saison caritative, comme la soirée Havana Nights qui ouvrira la saison caritative à Palm Beach le 9 décembre.

    Les personnes qui portent la tradition

    La direction du bal repose sur le président Istvan Somkuti et sur les coprésidentes Dama v. Eniko Mara-Somkuti von Felsoszallaspapatak et Mrs. Rachel Tibold de Dabocsa. Le comité junior est dirigé par les coprésidents Elisa Beth Miano Lannon et Ryan T. Smith, un détail qui compte : un bal des débutantes ne survit que si les jeunes y tiennent de vrais rôles, et pas seulement une place dans la file des présentations. Cette transmission aux nouvelles générations fait écho, dans un autre registre, à la manière dont la jeune génération royale danoise fait vivre les traditions à Copenhague.

    La musique portera la soirée dans deux registres : le pianiste hongrois Laszlo Fornvald à la réception et au dîner, et le Lester Lanin Society Orchestra, un nom associé à des décennies de danse dans la société new-yorkaise, pour le bal lui-même. Le cercle honoraire montre l’ampleur de la mobilisation, de l’ancien gouverneur George Pataki et de l’archiduc Geza von Habsburg-Lothringen au prince Dimitri Karageorgevich et à M. Tamas Peterffy. Le prince Mario-Max Schaumburg-Lippe lui-même figure dans ce cercle honoraire, ce qui souligne le caractère international de la soirée : patrimoine hongrois, société new-yorkaise et mécènes venus d’horizons différents, réunis autour d’une même cause.

    Pietas et Litterae, une devise qui explique tout

    Cette cause a une devise : Pietas et Litterae, piété et lettres. L’histoire piariste commence avec saint Joseph Calasanz, le prêtre espagnol qui a fondé l’Ordre des Écoles Pies à Rome, avec la conviction que les enfants, en particulier ceux qui n’ont pas accès à un enseignement sérieux, méritent une éducation véritable. Les écoles piaristes hongroises ont bâti sur cette fondation une réputation de solidité académique et de formation morale, et les communautés piaristes des États-Unis et de Porto Rico poursuivent aujourd’hui le même travail à travers des écoles, des paroisses et des programmes pour la jeunesse.

    New York répète ce schéma tout au long de la saison : une belle soirée, honnêtement organisée, finance discrètement l’avenir. D’ici au 30 janvier 2027, le comité, le comité junior, les mécènes et les familles accompliront le travail peu visible qui fait paraître un bal en habit de soirée presque sans effort. La réception des Pakh a donné à ce travail un début chaleureux et public. Si cette ouverture est un indicateur fiable, le 64e Bal Piariste des Débutantes arrivera à The University Club of New York avec sa mission intacte : l’élégance au service de l’éducation, et une tradition transmise, délibérément, à la génération suivante.

    Publié à l’origine dans Times Square Chronicles.


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  • Havana Nights revient à Palm Beach le 9 décembre pour ouvrir la saison caritative

    Havana Nights revient à Palm Beach le 9 décembre pour ouvrir la saison caritative

    Palm Beach sait ouvrir une saison. Le mercredi 9 décembre 2026, la ville le fera au son de la musique cubaine, sur une piste de danse, pour une cause qui soutient les familles de la région depuis 65 ans : Havana Nights, la soirée annuelle du Center for Family Services of Palm Beach County, revient au Beach Club Palm Beach, portée par des coprésidents qui savent remplir une salle.

    Les philanthropes Jean et Martin Shafiroff coprésideront la soirée aux côtés de Beth et du Dr Robert Fishel. Le nom de Jean Shafiroff dira quelque chose aux fidèles des pages société : il y a quelques semaines à peine, elle était à l’honneur à East Hampton pour l’ouverture de l’automne du cinéma et de la solidarité, où elle défendait déjà ce même centre et son déjeuner emblématique, le Old Bags Luncheon. Palm Beach en décembre n’est que le chapitre suivant de cette histoire commencée à l’automne.

    Un cabaret des années cinquante, le temps d’une nuit

    Le décor renvoie aux boîtes de nuit de La Havane des années cinquante : cuisine authentique d’inspiration cubaine, cocktails artisanaux, musique latine en direct et danse, le tout relevé d’expériences pensées pour retrouver les couleurs et l’élégance de l’époque. Le calendrier mondain de Palm Beach annonce la soirée à 18 heures, avec un code vestimentaire qui tient en quelques mots : élégance cubaine détendue ou glamour des années cinquante.

    Il s’agit de la deuxième édition annuelle de Havana Nights, et le centre en fait bien plus qu’une fête. La soirée lance officiellement la saison de collecte 2026-27, une campagne qui montera en puissance tout l’hiver jusqu’au mercredi 17 février 2027, date du Old Bags Luncheon, l’un des rendez-vous caritatifs les plus connus de Palm Beach. Le 9 décembre joue l’ouverture ; février jouera le final, lorsque les sacs de créateurs envahiront la vente silencieuse devant les mêmes donateurs.

    Des parrains qui donnent le ton

    Derrière chaque grande soirée, il y a des noms. Ron et Carrie Kaminski ouvrent le bal en tant que parrains Mental Health Emissary, tandis que Cindy Karen porte le titre de Mental Health Hero Sponsor. Ces titres ne sont pas décoratifs : ils désignent précisément le travail que la soirée finance et signalent au reste de la communauté que la saison de la générosité est ouverte.

    L’hiver floridien récompense les événements qui marient éclat et engagement. C’est la même énergie qui voit Miami tisser son propre corridor d’affaires pour la saison : des salles pleines d’invités venus célébrer et restés pour soutenir une cause.

    Soixante-cinq ans aux côtés des familles

    Un chiffre résume la portée de la soirée : 1961. C’est l’année de naissance du Center for Family Services of Palm Beach County, devenu l’une des plus anciennes organisations de santé comportementale du comté. Depuis, le centre a accompagné plus d’un million de personnes – un million de voisins qui ont trouvé une aide professionnelle derrière ses portes ou au bout du fil.

    L’organisation conduit aujourd’hui huit programmes principaux couvrant la santé comportementale, l’accompagnement psychologique, l’éducation parentale, le sevrage et le soutien aux familles. Sa philosophie tient en une phrase qu’elle répète depuis des décennies : les familles doivent être le centre de la communauté, et le centre de chaque famille doit être un lien sain. S’y ajoute une promesse essentielle : des soins de qualité restent accessibles quelle que soit la situation financière des familles. Le centre est accrédité par CARF International et par Nonprofits First pour l’excellence de sa gestion associative, un détail discret qui rassure les donateurs.

    Comment prendre part à la soirée

    Le centre invite responsables locaux, philanthropes, dirigeants d’entreprise et sympathisants à se joindre à la fête. Parrainages, billets et informations pratiques sont disponibles sur la page de l’événement, et l’organisation partage ses actualités sur Instagram, @cfspbc. Chaque billet vendu aide à renforcer les parcours des habitants de Palm Beach County. Le 9 décembre, La Havane s’invite au Beach Club pour une nuit seulement, et les familles de la région en ressentiront les effets toute l’année.

    Crédit image : Center for Family Services, Palm Beach County. Contact presse : Norah Lawlor, Lawlor Media Group.


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  • Le prince héritier Christian arpente Copenhague avec Benjamin Hav et des appareils photo jetables

    Le prince héritier Christian arpente Copenhague avec Benjamin Hav et des appareils photo jetables

    Le Danemark tient sa nouvelle photographie préférée, et elle n’a pas été prise par un photographe officiel. Elle a été prise par son propre prince héritier, avec un appareil photo jetable, aux côtés d’une star du rap, lors d’une balade dans le port de Copenhague qu’il a lui-même résumée d’une phrase déjà célèbre: ils ont parle « de tout, des oiseaux aux rêves d’avenir ».

    La Maison royale a publie les images samedi matin sur son compte officiel, avec un texte signé personnellement par le prince Christian. « Je suis allé me promener dans Copenhague avec Benjamin Hav et quelques appareils photo jetables », a écrit l’héritier. « Nous sommes allés loin, et nous avons parle de tout, des oiseaux aux rêves d’avenir. » Les photographies sont créditées aux deux hommes, le prince et Benjamin Hav, de sorte que le futur roi n’était pas seulement le sujet de la journée: il était aussi la moitié de l’équipe photo.

    Un selfie sur le port et un pont comme une flottille

    L’image principale est un petit collage qui semble sortir du laboratoire. Sur la photo du haut, les deux hommes sourient a l’objectif au bord de l’eau, Christian en veste marron zippee sur un t-shirt blanc, Benjamin Hav à ses côtés en chemise bleue, tandis qu’en arrière-plan on distingue la promenade de Langelinie, sa foule et les rochers de la Petite Sirene au soleil. En dessous figure leur second trophee du jour: le pont Cirkelbroen, le pont circulaire de Christianshavn, photographie depuis l’eau, avec ses cinq mats et ses anneaux de cables contre le ciel d’octobre pendant qu’un bateau de touristes passe dessous.

    Ce pont, conçu par l’artiste Olafur Eliasson et inaugure en 2015, relie Christiansbro a Applebys Plads au-dessus du canal de Christianshavn. Il resume a merveille la ville que le prince a voulu montrer: une capitale faite d’eau, de velos et de design ingénieux. Ni visite officielle ni séance programmée, simplement un jeune homme de 21 ans qui presente sa ville préférée avec l’appareil le plus simple du marché.

    De l’uniforme de gala a la veste marron en 48 heures

    Le contraste explique le succes de la publication, qui a dépassé les 19 000 mentions j’aime dans ses premieres heures. Deux jours plus tot, la Maison royale avait diffusé les portraits officiels des 21 ans de Christian: l’uniforme ecarlate de gala de la Garde royale, l’echarpe bleu clair de l’ordre de l’Elephant et la croix de grand commandeur de Dannebrog, fraîchement décernée par son pere, le roi Frederik X. Ces images solennelles resteront dans les livres d’histoire. Ces photos argentiques, elles, vivront dans un endroit plus chaud: la mémoire affectueuse des Danois. On retrouve ce même équilibre entre ceremonie et chaleur dans le retour de la grande-duchesse Stephanie dans son village d’enfance et dans les vingt ans de la fondation du prince Albert II a Monte-Carlo, deux histoires où la couronne a su mélanger le protocole et l’emotion.

    Benjamin Hav apporte l’autre moitié de l’alchimie. Avec son groupe, Benjamin Hav & Familien, il est l’un des artistes de scene les plus aimes du Danemark, récompensé par le prix GAFFA du nom de scene de l’annee en 2023, et ses concerts ont des airs de fête de famille. Qu’un prince et un rappeur passent ainsi un samedi, appareils a la main, dit quelque chose de positif sur les deux institutions a la fois: la monarchie est assez détendue pour flâner, et la scene musicale assez sûre d’elle pour l’accueillir.

    Pourquoi un appareil jetable change tout

    La pellicule ne se filtre pas, ne se relit pas et ne s’efface pas, et c’est la son honnêteté. Le grain, la lumiere dure et le cadrage légèrement de travers sont exactement ce qu’un telephone aurait corrigé, et exactement ce qui rend ces images vraies. Pour un jeune homme dont la vie sera programmée à la minute près, choisir un appareil sans ecran est une petite déclaration de patience, et choisir pour sujets de conversation les oiseaux et les rêves d’avenir en est une autre, de sagesse.

    Christian, né le 15 octobre 2005, est le fils aîné du roi Frederik X et de la reine Mary et le prochain dans l’ordre de succession au trône danois. A 21 ans, il construit la vie de travail sérieuse d’un héritier, entre service militaire et engagements officiels. Cette semaine, il a aussi montre a son pays la personne qui vit dans ce programmé. S’il reste d’autres pellicules de cette journée dans un sac quelque part a Copenhague, le Danemark fera la queue au laboratoire pour les découvrir.

    Photo: Kongehuset

  • La grande-duchesse Stephanie retrouve Anvaing, son village d’enfance belge, pour une reception pleine de souvenirs

    La grande-duchesse Stephanie retrouve Anvaing, son village d’enfance belge, pour une reception pleine de souvenirs

    Certains retours se passent de mise en scene. Ce vendredi, la grande-duchesse Stephanie de Luxembourg est revenue a Anvaing, localite de la commune de Frasnes-lez-Anvaing, en Belgique, ou elle a passe son enfance. Aux cotes du grand-duc Guillaume, elle a ete recue a l’hotel de ville, ou une reception a ete donnee en l’honneur du couple, dans une atmosphere que la Cour decrit comme chaleureuse et conviviale, placee sous le signe des souvenirs.

    Photo: Commune de Frasnes-lez-Anvaing / Cour grand-ducale

    Un accueil a l’hotel de ville

    La photographie officielle resume la journee. Au centre, la grande-duchesse, en robe bleu marine elegante aux manches longues, sourit largement. A sa gauche, le grand-duc Guillaume, en costume croise sombre et cravate claire a pois. A sa droite, le bourgmestre de la commune, ceint de son echarpe noire, jaune et rouge. Derriere eux, de hauts vitraux aux armoiries rouges et bleues; devant, une rangee de dahlias roses et orange sur la table de la salle communale.

    La Cour grand-ducale a tenu a souligner l’essentiel: cette reception a mis a l’honneur les liens et les souvenirs qui unissent la grande-duchesse a sa commune d’enfance, a laquelle elle demeure profondement attachee. La formule, rare dans un communique officiel, dit la nature particuliere du moment. Ce n’etait pas une visite de plus, mais un retour aux sources.

    La petite comtesse du chateau d’Anvaing

    Nee a Renaix en 1984, la comtesse Stephanie de Lannoy, benjamine d’une fratrie de huit enfants, a grandi au chateau d’Anvaing, la demeure familiale, dans cette campagne du Hainaut proche de la frontiere flamande. En octobre 2012, elle epouse Guillaume lors d’un des grands mariages royaux de la decennie. Le couple a aujourd’hui deux fils, les princes Charles et Francois.

    Un an apres le Trounwiessel, le changement de regne qui a fait de Guillaume le grand-duc de Luxembourg, ce deplacement prend une resonance particuliere. Grande-duchesse nee en Belgique, Stephanie incarne un trait d’union vivant entre deux pays voisins, unis par la frontiere, les langues et d’innombrables histoires de famille. Une reception dans un hotel de ville de village en dit parfois plus long, a ce sujet, qu’un sommet officiel.

    Une semaine royale bien remplie

    La visite cloturait une semaine dense pour le couple grand-ducal. Jeudi, le grand-duc assistait a la Coque, a Luxembourg, au premier quart de finale du Luxembourg Ladies Tennis Masters, felicitant Angelique Kerber et Monica Puig sur le court. Les jours precedents, la grande-duchesse s’etait rendue aupres d’un service de la Croix-Rouge pres de la gare de Luxembourg, puis a l’inauguration d’une exposition d’art dans la capitale.

    Pendant ce temps, l’Europe royale vivait d’autres scenes, d’une tout autre echelle: la princesse heritiere Victoria arpentait la Haute Cote suedoise, ce littoral qui continue de s’elever hors de la mer, tandis qu’a New York, le Balanchine Ball reunissait les jeunes mecenes du ballet. Luxembourg, lui, choisissait la proximite: un village, un hotel de ville, et une grande-duchesse parmi les siens.

    Ce que raconte un retour aux sources

    Les monarchies europeennes cherchent aujourd’hui la juste distance, ni trop loin ni trop pres. Un retour aux sources, assume et joyeux, fait partie des reponses les plus convaincantes. Pour Anvaing, ce vendredi restera comme le jour ou la petite comtesse du chateau est revenue en grande-duchesse, accompagnée de son epoux. Pour le Luxembourg, l’image est tout aussi precieuse: celle d’une souveraine qui sait exactement d’ou elle vient.

    Il y a enfin une suite deja ecrite dans les regards. Un jour, les petits princes Charles et Francois decouvriront les ruelles et le chateau ou leur mere fut enfant. L’histoire des familles regnantes s’ecrit d’ordinaire dans les palais. Ce vendredi, elle s’est ecrite, dahlias sur la table, dans l’hotel de ville d’un village belge – et c’est peut-etre la sa plus belle page de la semaine.

  • Vingt ans pour la planète: Albert II fête sa fondation à Monte-Carlo au bras de Sylvia Earle

    Vingt ans pour la planète: Albert II fête sa fondation à Monte-Carlo au bras de Sylvia Earle

    MONACO – Vingt ans de fidélité à une cause, cela se fête dans une grande salle, devant un grand public, avec une entrée que personne n’oublie. Le vendredi 16 octobre 2026, le prince Albert II de Monaco a célébré deux décennies d’action environnementale de sa fondation lors de la cérémonie des Planetary Health Awards 2026, dans la Salle des Etoiles du Sporting Monte-Carlo, devant près de 400 invités, avec un chiffre qui résume la soirée: plus de 850 projets menés en vingt ans.

    La photographie choisie par le Palais princier, signée Frédéric Nebinger, raconte la soirée en une image. Albert II, souriant dans un costume d’un bleu éclatant, une petite broche ronde à la boutonnière, traverse la scène au bras du docteur Sylvia Earle, la légendaire océanographe, devant un décor lumineux de coraux et d’eaux profondes. Earle, en tailleur noir, ses lunettes aux verres légèrement teintés sur le nez, tient son bras avec un large sourire, en vieille amie du prince qu’elle est dans le monde de la protection des océans.

    Trois lauréats, trois continents

    Les distinctions de cette année dessinent la carte de la fondation. Le docteur David Obura, scientifique kényan et spécialiste des récifs coralliens, a été honoré pour son travail de préservation des écosystèmes marins. CorPower Ocean, entreprise suédoise qui développe une technologie capable de produire de l’électricité à partir de l’énergie des vagues, incarnait l’innovation propre. Hindou Oumarou Ibrahim a été distinguée pour son action en faveur des droits des peuples autochtones et de la reconnaissance de leurs savoirs face au changement climatique.

    Le Kenya, la Suède et le Sahel réunis en une seule nuit monégasque: la combinaison dit la méthode. Protéger ce qui existe, inventer ce qui manque, écouter ceux qui connaissent la terre et la mer depuis toujours. C’est la même exigence qui traverse l’agenda culturel de la Principauté, des grandes soirées comme la nuit des jeunes mécènes du New York City Ballet aux engagements plus discrets de la famille princière.

    Le prince remercie ses équipes

    Dans son allocution, citée par le Palais, Albert II a tenu à partager le mérite. En repensant à toutes les personnes qui ont permis à la fondation de mener plus de 850 projets en vingt ans, parfois dans des circonstances difficiles, il a d’abord salué ses équipes, dont la compétence, le dévouement et l’enthousiasme sont, a-t-il dit, une source inépuisable d’énergie et de fierté. Sa géographie de gratitude allait, selon ses propres mots, du coeur de l’Amazonie aux couloirs de l’ONU, des villages du Sahel aux salles des marchés des grandes villes, chaque rencontre lui ayant confirmé qu’il existe bien plus de personnes de bonne volonté qu’on ne le croit. Il a également remercié les centaines de milliers de bénévoles et de militants qui, partout dans le monde, protègent les écosystèmes, restaurent les habitats, surveillent les espèces et soutiennent les communautés locales.

    L’autre grande figure de la soirée fut Sylvia Earle elle-même. Exploratrice en résidence de la National Geographic Society et icône mondiale de la conservation des océans, elle a prononcé un discours qualifié d’inspirant par le Palais, rappelant l’importance de préserver notre planète bleue. Sa présence au bras du prince n’avait rien d’un décor: elle était la caution scientifique et morale de la nuit.

    Un anniversaire en chiffres

    Un repère mérite d’être souligné pour les lecteurs français, qui suivent la famille princière de Monaco avec une affection particulière: 850 projets en 20 ans représentent un rythme de plus de quarante initiatives par an, tenu sans relâche pendant deux décennies. Ce n’est plus une campagne, c’est une institution. La publication du Palais a recueilli 1 390 mentions «j’aime» dès ses premières heures, signe que la photo du costume bleu et le sourire d’Earle ont touché le public.

    Cette constance rejoint d’autres histoires de mécénat royal suivies par notre journal, comme la remise du prix de composition de la reine Sofia à Madrid, où la patience du soutien devient, elle aussi, un héritage. À Monte-Carlo, lorsque les lumières de la Salle des Etoiles se sont éteintes, une évidence demeurait: le prince environnementaliste a fait de la défense de la planète l’oeuvre de sa vie, et il l’a célébrée vendredi comme on célèbre ce qui compte, entouré des siens, le regard tourné vers la mer.

    Photo: Frédéric Nebinger / Palais princier