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  • N’ayez pas peur de dire oui au Christ : le pape Léon XIV encourage les jeunes à Luanda

    N’ayez pas peur de dire oui au Christ : le pape Léon XIV encourage les jeunes à Luanda

    Tout commence, comme tant de grands moments pontificaux, par un enfant et un bouquet de fleurs. A Luanda, en Angola, le pape Léon XIV, en habits rouges et calotte blanche, se penche sur un tapis rouge pour recevoir les fleurs d’un jeune garçon portant des lunettes, un foulard jaune et un sourire fier qu’il s’efforce de contenir. A ses côtés se tient une fillette, derrière eux veille un évêque en magenta, et tout autour les téléphones se lèvent. Le message de la vidéo officielle de @pontifex, publiée le 20 avril, a recueilli 66 416 mentions j’aime et 1 103 commentaires. Il s’adresse aux jeunes qui réfléchissent à la décision la plus importante de leur vie : n’ayez pas peur de dire oui au Christ.

    Photo: @pontifex

    Les mots forment une invitation directe à la vocation. N’ayez pas peur de dire oui, encourage le pape, et n’ayez pas peur du lendemain, car vous appartenez entièrement au Seigneur. Il vaut la peine de le suivre, dit-il, dans l’obéissance, la pauvreté et la chasteté. Puis vient la phrase qui transforme un message exigeant en message profondément rassurant, celle que les auditeurs de Luanda et les internautes ont le plus reprise. Lui, il n’enlève rien. La seule chose qu’il enlève, dit le pape, c’est le péché, et il le prend sur lui. Tout le reste, dans ce récit, est don : la terre et la famille dans lesquelles vous êtes nés, le baptême, qui vous a introduits dans la grande famille de l’Église, et votre vocation elle-même. A lui soient la gloire et la puissance pour les siècles des siècles. Amen.

    Un oui qui ajoute, et non qui retire

    Ce calcul mérite qu’on s’y arrête, car il répond exactement à la crainte que la plupart des jeunes éprouvent devant tout engagement qui change une vie. On imagine volontiers une vocation comme une liste de renoncements. Léon XIV renverse la liste. Dans son récit, le oui n’est pas une soustraction, mais un retour à la maison : vous gardez votre terre, votre famille et votre histoire, et vous gagnez une famille plus grande et un dessein qui, en un sens, était déjà le vôtre depuis le début. Celles et ceux qui ont aimé son message évangélique sur la vie en abondance reconnaîtront le même élan. Ce pape présente la foi d’abord comme une abondance et ensuite comme une exigence, et cette vidéo de Luanda en est l’un des exemples les plus clairs de toute l’archive de @pontifex.

    Le décor renforce le propos. Ce message n’a pas été prononcé dans la cour silencieuse d’un séminaire. Il l’a été sur un tapis rouge à Luanda, devant des enfants en foulards et tee-shirts colorés, des prêtres, des caméras et une foule qui s’approchait, téléphones levés. Les jeunes, dans cette image, ne sont pas le public relégué au bord de l’Église. Ce sont eux qui tendent les fleurs au pape, au premier plan et au centre, pendant que les adultes restent derrière. C’est la version visuelle du texte : l’avenir de l’Église, suggère la scène, sera porté par des personnes qui arrivent à peine à la ceinture des adultes et qui ont mis leur plus beau foulard pour l’occasion.

    Quatre langues, une seule invitation

    Il y a dans cette publication un second élément, plus discret mais très parlant, et il se trouve dans le texte même qui accompagne la vidéo. Le message a été publié en quatre langues : anglais, espagnol, italien et français. C’est un choix délibéré de portée mondiale, qui fait d’un instant vécu en Angola une conversation avec la planète entière. Une adolescente qui s’interroge sur sa vocation à Madrid, Milan, Paris ou Mexico lit la même phrase le jour même où les enfants de Luanda l’ont entendue en personne. C’est la méthode de @pontifex sous son meilleur jour, la même qui a porté la réponse à son message de la Bible ouverte, où l’amour fait que chacun se sent chez soi : une scène vivante, une phrase mémorable et une invitation qui voyage.

    Et que doit faire un jeune lecteur d’un tel message ? Le pape, fidèle à son style, ne distribue aucun formulaire. Il retire plutôt un obstacle. L’obstacle, c’est la peur du lendemain, et sa réponse tient en un mot : l’appartenance. Vous appartenez entièrement au Seigneur, alors le lendemain n’est pas une menace à gérer, mais un don à recevoir. Quelle que soit la réponse de chacun, dans une vocation, une paroisse ou un travail ordinaire vécu avec générosité, le premier pas, selon son récit, est le même petit mot courageux que l’enfant de Luanda entendait en tendant son bouquet. Oui. Soixante-six mille mentions j’aime, c’est beaucoup, mais le chiffre le plus éloquent est peut-être celui des 1 103 commentaires, car on ne commente pas ainsi un message avec lequel on est simplement d’accord. On commente un message que l’on envisage pour sa propre vie.

  • Le pape Léon XIV invite les jeunes à découvrir quatre saints : Dominique, Thérèse-Bénédicte, Laurent et Claire

    Le pape Léon XIV invite les jeunes à découvrir quatre saints : Dominique, Thérèse-Bénédicte, Laurent et Claire

    Le pape Léon XIV a une proposition pour les jeunes, et elle ne passe par aucune application. Dans un message publié sur son compte officiel @pontifex, daté du 9 août dans le fil, le Saint-Père s’est adressé directement aux jeunes qui l’écoutaient et les a invités à mieux connaître les saints que le calendrier liturgique propose ces jours-là. Hier, le grand saint Dominique, fondateur de l’Ordre des Prêcheurs. Aujourd’hui, sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, Edith Stein, carmélite et copatronne de l’Europe. Demain, saint Laurent, diacre de Rome. Et après-demain, sainte Claire d’Assise, qui a quitté une vie de confort pour suivre Jésus, pauvre et humble, sur les traces de saint François. Sa phrase finale était simple : laissez-vous inspirer par ces témoins exemplaires. La vidéo totalise 28 634 mentions favorables et 503 commentaires.

    Photo: @pontifex

    Il vaut la peine d’observer la construction de cette invitation, car le pape l’a bâtie en pédagogue. Quatre figures, quatre jours consécutifs et quatre vies très différentes. Un fondateur qui a créé un ordre voué à la prédication et à l’étude. Une philosophe devenue carmélite, reconnue comme copatronne de tout un continent. Un diacre romain dont le souvenir traverse les siècles. Et une jeune femme d’Assise qui s’est éloignée du confort parce qu’elle avait trouvé quelque chose de bien plus précieux. Aucune histoire ne ressemble à une autre, et tel est précisément le message. La sainteté, racontée ainsi, n’est pas un modèle unique appliqué à toutes les vies. Elle forme un ensemble de réponses distinctes à un même appel, portées par des siècles, des tempéraments et des talents différents.

    Quatre jours, quatre formes de courage

    Le courage de saint Dominique fut organisationnel et intellectuel. Il a fondé l’Ordre des Prêcheurs, convaincu que la foi et l’étude rigoureuse vont ensemble et que des voix bien formées peuvent transformer une culture. Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, Edith Stein, incarne une autre force : la vie de l’esprit unie à la vie de prière, reconnue dans sa qualité de carmélite et de copatronne de l’Europe. Saint Laurent ramène le calendrier à Rome même, diacre de l’Église ancienne dont la ville n’a jamais cessé de prononcer le nom. Sainte Claire, enfin, surprend encore par sa décision. Le confort, la sécurité et le rang étaient à sa portée, et elle a choisi la pauvreté et l’humilité, suivant Jésus sur les traces de son concitoyen saint François.

    Cette suite rejoint des thèmes suivis dans la prédication récente du pape, depuis son enseignement place Saint-Pierre sur la dignité humaine reçue comme un don jusqu’à ses invitations à la prière partagée. À chaque fois, le schéma se répète. Léon XIV part d’une réalité ordinaire, un calendrier, un verre d’eau, une foule rassemblée, et il en révèle la profondeur cachée. Ici, la réalité ordinaire est le temps lui-même. Une semaine d’août devient, entre ses mains, une petite galerie de vies dignes d’être connues, un saint par jour.

    Pourquoi ce message touche les jeunes

    La réponse du public offre un indice, et elle constitue la donnée distinctive de ce récit. 28 634 mentions favorables et 503 commentaires forment un accueil remarquable pour un message qui, au fond, est une liste de lectures. Le pape n’a promis aucun divertissement. Il a promis des exemples et demandé quelque chose en retour : de l’attention, de la curiosité et le désir de se laisser inspirer. On décrit souvent les jeunes comme inaccessibles à tout ce qui n’est pas instantané. La réponse à cette vidéo suggère une lecture plus porteuse d’espérance. Donnez aux jeunes des vies réelles, racontées avec honnêteté et dans l’ordre, et beaucoup s’approcheront pour écouter. Un saint par jour se révèle un format étonnamment adapté, des siècles avant l’apparition de ce mot.

    Laissez-vous inspirer. Le verbe compte. L’inspiration, dans l’invitation finale du pape, ne s’impose pas et ne se fabrique pas. Elle s’accueille et se laisse entrer. Cette grammaire douce traverse ses messages récents, y compris la gratitude personnelle manifestée dans son salut d’anniversaire à la Bibliothèque vaticane. Pour les jeunes auxquels il s’adressait, le devoir, si l’on peut l’appeler ainsi, est un cadeau. Ouvrir le calendrier. Rencontrer Dominique le fondateur, Thérèse-Bénédicte la carmélite copatronne, Laurent le diacre de Rome et Claire, qui a échangé le confort contre une vie plus pauvre et plus libre. Quatre jours, quatre témoins et une invitation toujours ouverte.


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