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  • Guardians et Rays reprennent leur série ce soir à Cleveland

    Guardians et Rays reprennent leur série ce soir à Cleveland

    Du baseball un samedi soir, avec un titre de ligue en jeu et une journée entière pour y penser. Voilà ce que Cleveland reçoit ce soir.

    Le match 4 de la série de championnat de la Ligue américaine entre les Tampa Bay Rays et les Cleveland Guardians, au Progressive Field de Cleveland, a été reporté par la pluie le vendredi 16 octobre 2026. Il a été reprogrammé au samedi 17 octobre à 20 h 08, heure de la côte Est. Le match 5 passe au dimanche 18 octobre à 17 h 08. Les matchs 6 et 7, si nécessaire, restent lundi et mardi au Tropicana Field.

    Cleveland mène la série 2-1. Le vainqueur rencontrera les Milwaukee Brewers, qui ont déjà décroché le titre de la Ligue nationale. Les World Series commencent le vendredi 23 octobre à Milwaukee. Ce soir n’est donc pas un match de plus. Il façonne toute la semaine à venir.

    Où en est la série

    Cleveland a pris son avance à la dure. Lors du match 3, les Guardians ont battu les Rays 3-2 pour mener 2-1 dans la série, au terme d’un match serré et pauvre en points qui sentait octobre dès le premier lancer. Un élan, un geste défensif, une décision de relève : c’est à cette marge que se joue cette série.

    Une avance de 2-1 est réelle, mais ce n’est pas un confort. Tampa Bay sait qu’une victoire ce soir égalise la série et envoie tout le monde vers un match 5 dimanche, avec les compteurs remis à zéro. Cleveland sait qu’une victoire ce soir le place à un succès des World Series. Les deux équipes ont eu le vendredi pour ruminer ces faits pendant que la pluie tombait. Maintenant, elles peuvent agir.

    Le jour supplémentaire change le tableau des lanceurs

    Les reports sont en général traités comme une contrariété. Les équipes détestent les routines brisées. Mais celui-ci offre aux deux clubs quelque chose de précieux à la mi-octobre : du repos.

    Tampa Bay a annoncé qu’il maintenait Nick Martinez comme lanceur partant du match 4. C’est un signe de confiance, et un choix sensé. Martinez reçoit la balle comme prévu, un jour plus tard, et les Rays n’ont pas à bousculer leur ordre au moment le plus important de leur saison.

    Le changement le plus important concerne le match 5. Le jour supplémentaire place Drew Rasmussen dans le rôle de partant du match 5 pour Tampa Bay, avec du repos en plus. Toute personne qui suit les lanceurs en octobre sait ce qu’un jour de plus peut signifier : un peu plus de vie sur la balle rapide, une meilleure maîtrise en fin de sortie, un manager qui peut attendre un frappeur de plus avant de faire appel à la relève. Sur une série courte, ces petits avantages s’additionnent.

    Cleveland en profite aussi, bien sûr. Les relèves des deux côtés ont récupéré une journée complète après un match 3 exigeant. Des releveurs qui auraient pu être limités ce soir sont désormais disponibles à pleine force. Attendez-vous quand même à des managers agressifs – c’est une série de championnat – mais ils le feront avec des bras plus frais et des idées plus claires.

    Une foule du samedi soir à Cleveland

    Il y a aussi la simple joie de l’occasion. Un report pour pluie un vendredi est une déception pour les supporters qui avaient leurs billets et leurs projets. Un match de remplacement un samedi soir, sous les lumières du Progressive Field, peut devenir quelque chose de mieux. Plus de temps pour se rassembler. Plus de temps pour que la ville monte vers le premier lancer. Une foule de week-end qui n’a nulle part où être tôt le lendemain matin.

    Les supporters de Cleveland attendent une telle série depuis longtemps, et ils se sont fait entendre depuis le début. Attendez-vous à du bruit dès les premiers lancers d’échauffement. Pour les joueurs, cette énergie n’est pas un décor. Elle fait partie de l’avantage du terrain qu’ils ont travaillé toute la saison à gagner. L’ambiance des grands rendez-vous populaires fait aussi le charme d’autres événements suivis par nos lecteurs, comme les marchés de Noël de New York qui attirent des millions de voyageurs : la foule fait partie du spectacle.

    Milwaukee attend et regarde

    Quelque part dans le Wisconsin, les Brewers regarderont avec intérêt. Leur part est faite. Milwaukee a balayé les Dodgers pour atteindre ses premières World Series depuis 1982, un résultat qui offre aux Brewers du repos, l’avantage du terrain pour le match d’ouverture du 23 octobre et le temps de régler leur rotation exactement comme ils le souhaitent.

    Cette attente joue dans les deux sens, et les deux clubs de la Ligue américaine le savent. Plus cette série dure – et une série complète de sept matchs se terminerait mardi – plus le délai avant l’ouverture des World Series vendredi sera court. Une victoire ce soir, et Cleveland peut commencer à voir un chemin qui termine la série dimanche à domicile. Une victoire ce soir, et Tampa Bay garde aussi une voie réaliste ouverte, même avec les matchs 6 et 7 de retour au Tropicana Field.

    Rien de cette pression n’a besoin de peser lourd. C’est la bonne pression. C’est pour cela que les équipes s’engagent en février. Des matchs qui comptent, dans des stades pleins, alors que le tableau se resserre vers deux équipes.

    Ce qu’il faudra regarder ce soir

    Regardez les trois premières manches. Si Martinez impose son rythme tôt, il calmera une équipe des Rays qui joue avec un retard dans la série. Un point rapide de Cleveland, au contraire, mettra la foule dans le match à plein volume et forcera Tampa Bay à courir après le score.

    Regardez les manches du milieu pour le moment choisi par les managers pour faire entrer la relève. Avec des releveurs reposés des deux côtés, aucun manager n’a besoin d’extraire des retraits supplémentaires d’un partant fatigué. Les changements pourraient être rapides, et la partie d’échecs pourrait commencer tôt.

    Et regardez la manière dont chaque équipe gère les petits moments : la base supplémentaire prise sur une balle dans l’intervalle, le double jeu proprement tourné, le passage au bâton qui fait monter le nombre de lancers même s’il se termine par un retrait. Le match 3 a tourné sur des détails de ce genre. Le match 4, entre deux équipes proches aux jambes fatiguées désormais reposées, tournera très probablement sur les mêmes.

    Premier lancer à 20 h 08, heure de la côte Est. La pluie est partie, les bras sont reposés, et Cleveland tient son samedi soir. Que le match commence.

    À lire aussi sur Le Miroir Français : le week-end d’Halloween à New York, entre défilés et maisons décorées, un autre récit récent qui prolonge, à sa manière, le plaisir de cette lecture.

  • Les Guardians battent les Rays 3-2 et prennent l’avantage 2-1 dans la série

    Les Guardians battent les Rays 3-2 et prennent l’avantage 2-1 dans la série

    Le baseball d’après-midi en octobre n’est pas censé être aussi tendu. Le premier lancer du troisième match de la série de championnat de la Ligue américaine avait été avancé vers 13 h 10, heure de l’Est, le jeudi 15 octobre 2026, car de la pluie était attendue à Cleveland. La pluie a fini par attendre. Les nerfs, eux, non. Au bout du match, les Guardians de Cleveland l’ont emporté 3-2 contre les Rays de Tampa Bay au Progressive Field, mènent la série deux victoires à une, et tiennent un nouveau héros de séries qui n’avait frappé que quatre circuits en saison régulière.

    La série était arrivée à Cleveland avec un équilibre parfait sur le fond. Cleveland avait gagné le premier match 7-3. Tampa Bay avait répondu au deuxième, 3-1. Le troisième match était donc le match pivot, celui qui décide qui parlera d’élan le lendemain matin et qui parlera d’ajustements. Cleveland l’a pris, mais Tampa Bay a exigé chaque retrait.

    Une avance, un renversement, puis le coup de Halpin

    Cleveland a marqué en premier. À la deuxième manche, Nathaniel Lowe a frappé un double productif qui a fait rentrer Jo Adell et donné l’avantage 1-0 aux Guardians. C’était une récompense nette et précoce pour un public installé dès l’heure du déjeuner, et pendant un moment, on a pu croire que le partant Gavin Williams pourrait défendre ce seul point à lui tout seul.

    Tampa Bay a renversé le match à la quatrième manche. Chandler Simpson a frappé un triple de deux points, et soudain les Rays menaient 2-1, avec un banc bruyant et un stade silencieux, de cette façon si particulière aux soirées d’octobre. Le triple de Simpson n’a été que l’un des trois coups sûrs de Tampa Bay dans tout le match, ce qui dit deux choses à la fois. Les Rays ont fait compter leur seul grand coup, et les lanceurs de Cleveland ne leur ont presque rien laissé d’autre.

    Puis est venue la cinquième manche, et le coup de l’après-midi. Petey Halpin a frappé un circuit de deux points donnant l’avantage contre Griffin Jax, à 385 pieds au champ droit, faisant rentrer Patrick Bailey. Guardians 3, Rays 2. C’était le premier circuit de Halpin en séries éliminatoires. Un joueur auteur de quatre circuits sur toute la saison régulière a choisi la cinquième manche du match pivot pour son premier circuit en séries. On ne peut pas écrire cela à l’avance, et aucun entraîneur n’oserait l’essayer. Mais tous le prendront, à chaque fois.

    Williams donne le ton sur le monticule

    Le circuit de Halpin fait la une, mais Gavin Williams est la raison pour laquelle Cleveland pouvait gagner un match d’un seul point. Williams, désormais à 2-0 dans ces séries, a retiré neuf frappeurs sur des prises en cinq manches, accordant deux points sur deux coups sûrs et un but sur balles. Selon Reuters, il mène tous les lanceurs de ces séries avec 33 retraits sur des prises en 16 manches et deux tiers, en quatre apparitions. Ce n’est pas une bonne semaine. C’est une constance, construite match après match, dans les manches sous la plus forte pression de l’année.

    Neuf retraits en cinq manches changent la façon dont un alignement adverse respire. Les frappeurs de Tampa Bay n’ont jamais pu s’installer dans de longues présences ni enchaîner le type de poussée qui renverse un match serré en fin de partie. Deux coups sûrs contre le partant. Un seul de plus tout l’après-midi. Quand un alignement de ce niveau devient aussi silencieux, il faut féliciter les lanceurs.

    Quatre manches sans point pour la relève

    Après Williams, la relève de Cleveland a ramené le match à la maison sans accorder de point. Daniel Espino, Erik Sabrowski et Hunter Gaddis se sont partagé les manches du milieu, puis Cade Smith a signé une fin parfaite d’une manche et un tiers pour un sauvetage de quatre retraits, son deuxième de la série. Parfait est le mot utilisé dans les comptes rendus, et c’est le bon. Pas de suspense inutile, pas de trafic sur les bases, pas de dernier espoir pour les supporters visiteurs.

    Griffin Jax a encaissé la défaite pour Tampa Bay, avec trois points accordés sur cinq coups sûrs en un peu plus de quatre manches. Ces trois points racontent toute son histoire du jour. Le double de Lowe à la deuxième, et le circuit de Halpin à la cinquième. Un autre jour, cette sortie garde son équipe dans le match. Ce jour-là, les lanceurs de Cleveland étaient simplement meilleurs d’un point, et dans une série de championnat, un point suffit largement.

    Les amateurs d’innovation qui suivent nos pages y verront un parallèle amusant avec la voiture volante de Tesla et la vision d’Elon Musk. Dans les deux cas, ce sont les détails maîtrisés et les contributions inattendues qui font la différence quand la pression monte.

    La suite au Progressive Field

    Le quatrième match aura lieu le vendredi 16 octobre à 18 heures, heure de l’Est, au Progressive Field. Le cinquième suivra le samedi 17 octobre, toujours à Cleveland. Ce calendrier est le prix discret caché dans la victoire de jeudi. Tampa Bay doit désormais gagner au moins une fois à l’extérieur rien que pour ramener la série à la maison, et il faudra le faire contre un groupe de lanceurs qui vient de limiter l’équipe à trois coups sûrs.

    Ce groupe porte une leçon plus large, que Cleveland a déjà enseignée au baseball. Les grands parcours en séries sont rarement portés seulement par les noms en haut de l’affiche. Ils basculent sur un coup de cinquième manche d’un joueur à quatre circuits en saison, sur une relève qui empile les manches sans point sans faire de bruit, sur un partant qui accumule 33 retraits en quatre apparitions. Si vous aimez les histoires où la profondeur bat la réputation, cet après-midi était pour vous. Notre agenda culturel Vendredi à New York, foire gourmande, vintage, jazz et danse rappelle d’ailleurs que les plus belles soirées d’octobre mélangent souvent vedettes et belles surprises.

    Pour l’instant, les faits sont simples et Cleveland les répétera volontiers. Score final, Guardians 3, Rays 2. Série, Cleveland mène 2-1. Héros, Petey Halpin, premier circuit en séries, 385 pieds, au moment précis où son équipe en avait besoin. Prochain lancer, vendredi à 18 heures, même stade, mêmes enjeux d’octobre, pluie ou soleil. Tampa Bay a le talent pour répondre. Trois coups sûrs suggèrent une équipe dominée au monticule, pas surclassée. Mais les réponses devront désormais venir à Cleveland, contre les collègues de Williams, avec un public qui sent déjà un titre de ligue. C’est une mission difficile, et les Guardians ont mérité le droit de l’imposer.

  • Peralta et les Rays battent les Guardians 3 a 1 et egalisent la serie

    Peralta et les Rays battent les Guardians 3 a 1 et egalisent la serie

    Quelle soiree pour etre supporter des Rays. Mardi 13 octobre au soir, Tampa Bay a battu les Cleveland Guardians 3 a 1 lors du deuxieme match de la serie de championnat de la Ligue americaine, au Tropicana Field, et egalise ainsi la serie au meilleur des sept manches a une victoire partout. Les Rays le doivent avant tout a un lanceur qui a tout simplement refuse de laisser la soiree appartenir a quelqu un d autre.

    Freddy Peralta a lance six manches sans accorder de point, disperse quatre coups surs, retire six frappeurs sur prises et concede deux buts sur balles en 99 lancers. Il a termine sa sortie comme il avait lance toute la soiree, en gagnant un duel de neuf lancers face a la recrue Petey Halpin, avant de quitter le monticule sous une ovation pendant que le public scandait son nom. C est son record de manches en series eliminatoires, apres quatre manches et un tiers a un seul point en serie de division. Au total, Peralta n a accorde qu un point en dix manches et un tiers cet automne.

    Des balles rapides, encore des balles rapides

    Voici la partie la plus savoureuse. Peralta a utilise sa balle rapide a quatre coutures sur 71 de ses 99 lancers, soit 71,7 pour cent, son taux le plus eleve depuis le 11 juin 2019. Sa vitesse moyenne sur ce lancer etait de 96,9 miles a l heure, soit 2,6 miles au-dessus de sa moyenne de saison. Et un lancer a atteint 99,4 miles a l heure, le plus rapide de toute sa carriere dans les ligues majeures.

    Il n a pas cache son plan apres le match. Il a explique faire confiance a sa balle rapide, la considerer comme son meilleur lancer, et avoir profite de l adrenaline du moment. Cela se voyait. Manche apres manche, les frappeurs de Cleveland savaient ce qui allait probablement arriver. Cela n a presque rien change. En octobre, l execution bat le mystere, et celle de Peralta a ete superbe.

    La victoire retourne aussi l humeur de toute la serie. Tampa Bay devait reagir a domicile avant le voyage dans le nord. Au lieu d une simple reaction, l equipe a signe une declaration.

    Une quatrieme manche joyeuse a tout decide

    Les trois points des Rays sont arrives dans une quatrieme manche qui avait tout, un appel video reussi, de la course intelligente sur les sentiers et un coup de batte qui a ouvert le match.

    Le partant de Cleveland, Parker Messick, s etait sorti des ennuis tot grace a des doubles jeux, et un troisieme dans la quatrieme manche a failli fermer la porte a nouveau. Tampa Bay a conteste, Victor Mesa Jr. a ete declare sauf au premier but, et la manche a continue. Ben Williamson a ensuite frappe un roulant en apparence banal qui s est transforme en premier point, Mesa croisant le marbre. Sur le lancer suivant, Liam Hicks a loge un simple bon pour deux points, faisant marquer Chandler Simpson et Williamson. D un coup, 3 a 0, et le Tropicana Field tremblait.

    Hicks a termine avec deux coups surs, comme Jonny DeLuca, lors d une soiree a sept coups surs pour l ensemble des Rays. Aucun coup de circuit. Aucun heros unique au coeur de l alignement. Juste de la pression, de la patience et un receveur qui saisit le moment des qu une porte s entrouvre. C est le baseball des Rays dans sa version la plus heureuse.

    La defense s invite a la fete

    Le joueur de troisieme but Junior Caminero a offert au public son moment defensif prefere dans la cinquieme manche, en captant une ligne vive de Steven Kwan et en celebrant avec un petit geste joueur du doigt qui a souleve les tribunes. Les petits moments comptent dans une serie serree. Ils disent au banc que la soiree leur appartient.

    Le bullpen termine le travail avec style

    L unique point de Cleveland est arrive dans la septieme manche, quand la recrue Chase DeLauter a claque un double bon pour un point le long de la ligne du champ droit, pour porter le score a 3 a 1. Le temps d un souffle, le match s est resserre, avec les points egalisateur et gagnant en position de marquer et le public debout.

    Le gaucher Ian Seymour a gere cela magnifiquement. Il a retire Jo Adell sur prises pour fermer la septieme avec des coureurs aux deuxieme et troisieme buts, puis a retire la huitieme dans l ordre. Le stoppeur Bryan Baker a pris la neuvieme et a ete parfait lui aussi, signant son quatrieme sauvetage de ces series apres avoir mene les ligues majeures avec 41 sauvetages en saison reguliere. Trois lanceurs des Rays, un seul point, aucun tremblement a la fin.

    Il faut se souvenir du chemin parcouru par cette equipe. Son parcours avait commence avec autorite, par un balayage des Yankees, et mardi a montre la meme recette, un partant dominant, une defense propre et un enclos qui raccourcit le match.

    Cap sur Cleveland pour la suite

    Le troisieme match aura lieu jeudi soir 15 octobre a Cleveland, avec une serie egalisee et tout a jouer. Les Guardians ont gagne leur place grace a leur resilience, donc personne dans le vestiaire des Rays ne s attend a un week-end facile.

    Mais l elan, ce facteur glissant d octobre, porte ce matin le bleu marine et le bleu Columbia. Tampa Bay a protege son terrain, decouvert un as des series au moment parfait et rappele a tous que son alignement peut fabriquer trois points en environ quatre minutes quand une manche bascule de son cote. Dans le reste de l actualite positive du jour, on suit aussi le soutien apporte a l aviation propre de Heart Aerospace et les essais de conduite autonome de QCraft en Europe, signes d une semaine riche en avancees sur des terrains tres differents.

    Pour les supporters des Rays, la conclusion est simple et douce. Leur as a lance le lancer le plus rapide de sa vie lors de la plus grande soiree de sa saison. Leur receveur a frappe le coup de la serie jusqu ici. Leur enclos a ferme la porte sans le moindre lancer inquietant dans la neuvieme. La serie est egale, l equipe avance et octobre a St. Petersburg semble plein de possibilites. Profitez de chaque lancer du troisieme match.

  • Les Guardians renversent Tampa Bay 7 à 3 et prennent le premier match de la série

    Les Guardians renversent Tampa Bay 7 à 3 et prennent le premier match de la série

    Pendant cinq manches, lundi soir, les Guardians de Cleveland n’ont pas réussi à marquer le moindre point. Puis ils ont marqué dans la sixième. Et dans la septième. Et dans la huitième. Et dans la neuvième. Quand le dernier retrait est tombé au Tropicana Field de St. Petersburg, Cleveland avait transformé une soirée calme et frustrante en victoire 7 à 3 contre les Rays de Tampa Bay, dans le premier match de la finale de la Ligue américaine. Le club prend ainsi l’avantage 1 à 0 dans la série, avec en prime une petite page d’histoire des séries éliminatoires.

    Les journalistes présents ont relevé une note saisissante venue d’OptaSTATS : aucune équipe dans l’histoire des séries n’avait été blanchie pendant les cinq premières manches avant de marquer dans chacune des quatre dernières. Cleveland l’a fait calmement, presque méthodiquement. Quatorze coups sûrs au total à la fin de la soirée. Sept points en quatre manches. Un enclos de releveurs qui a donné à l’attaque le temps de se réveiller. Voilà une recette qui fonctionne très bien en octobre.

    Une première manche difficile, bien gérée

    Tampa Bay a démarré fort. Yandy Díaz a ouvert le bas de la première manche avec un double dans le coin du champ gauche, Jonathan Aranda l’a fait avancer grâce à un amorti, puis Junior Caminero l’a poussé au marbre avec un simple pour le premier point de la série. Deux simples après deux retraits, signés Victor Mesa Jr. et Jonny DeLuca, ont porté l’avance à 2 à 0, sous les acclamations du public local. Les Rays avaient leur lanceur numéro un, Drew Rasmussen, sur le monticule, reposé et placé exactement comme ils le souhaitaient. Cleveland, de son côté, sortait d’une série de division en cinq matchs et avait confié la balle au gaucher Foster Griffin.

    C’est là que le match aurait pu basculer. Il n’a pas basculé. Drew Rasmussen a été solide en début de rencontre, avec quatre retraits sur des prises entre la quatrième et la cinquième manche tout en laissant sa défense travailler, mais Cleveland a maintenu l’écart à deux points au lieu de le laisser grandir. En octobre, cela compte déjà comme une réussite. Un retard de 2 à 0 pose un problème. Un retard de 5 à 0 ressemble à une fin. Les Guardians ont gardé le problème à taille humaine, et un problème de cette taille peut se résoudre.

    Les supporters qui aiment les équipes qui refusent de plier vivent un mois formidable. Ceux qui ont suivi les célébrations urbaines racontées dans notre reportage sur Leandro et Denise Rizzuto honorés à la cathédrale Saint-Patrick de New York reconnaîtront la même vertu à l’œuvre : la patience et le fait d’être présent quand cela compte. Cleveland est arrivé en retard, mais au complet.

    DeLauter lance le renversement

    La remontée a commencé par un seul élan. Le joueur recrue Chase DeLauter a ouvert la sixième manche avec un circuit en solo qui a réduit l’écart à 2 à 1 et, tout aussi important, a changé l’ambiance sonore du stade. Cleveland a marqué de nouveau dans la septième pour égaliser à 2 à 2. Chase DeLauter a terminé la soirée avec trois coups sûrs. José Ramírez, le cœur de cette attaque depuis une décennie, en a fait autant.

    José Ramírez a produit un point dans la neuvième manche, ce qui lui donne quatre matchs de séries consécutifs avec un point produit. Il égale ainsi la plus longue série du genre dans l’histoire de la franchise, partagée avec Sandy Alomar en 1997 et Jim Thome entre 1998 et 1999. Belle compagnie. Ramírez a parlé ce mois-ci de ce que la ville représente pour lui, de la chance que Cleveland lui a donnée quand peu d’autres y croyaient. On le voit à sa manière de courir jusqu’au premier but dans la neuvième manche d’un match que son équipe mène déjà.

    La huitième manche décide de tout

    L’attaque décisive est arrivée dans la huitième. José Ramírez a ouvert avec un simple à l’avant-champ contre Tyler Wells, puis a atteint le troisième but sur un double de Chase DeLauter. Un retrait plus tard, Nathaniel Lowe s’est présenté dans le type de situation dont les frappeurs rêvent en octobre et a frappé un simple de deux points qui a brisé l’égalité, au centre, sur un lancer compté 0 et 2 d’Ian Seymour. À un lancer de la fin de sa présence, Lowe a raccourci son élan et a conduit la balle là où elle était lancée. Simple, sans fioritures, décisif.

    Cleveland n’en avait pas terminé. Dans la neuvième, José Ramírez a ajouté son point produit et Jo Adell a conclu la manche avec un double de deux points, faisant marquer Ramírez et DeLauter pour porter le score à 7 à 3. Les Guardians comptent désormais 25 points marqués en trois matchs à l’extérieur dans ces séries. À l’extérieur. Dans des stades bruyants. Contre de bons lanceurs.

    Les releveurs ont fait leur travail, encore une fois

    Rien de ce suspense tardif ne fonctionne sans le travail des releveurs. Hunter Gaddis a obtenu la victoire grâce à une manche sans point, avec un seul coup sûr concédé. Sur l’ensemble de la soirée, l’enclos de Cleveland a offert cinq manches avec un seul point accordé, achetant à l’attaque quatre manches complètes pour comprendre Drew Rasmussen et le personnel des Rays.

    Cette formule, rester proche, faire confiance aux releveurs et faire confiance à des présences au bâton qui s’améliorent au deuxième et au troisième passage, peut tenir dans une série au meilleur des sept matchs. Elle voyage bien, en plus. Cleveland n’a pas besoin de frapper des circuits à répétition pour atteindre la Série mondiale. Le club doit garder les matchs à portée jusqu’aux dernières manches, puis gagner la partie d’échecs. Le premier match en a été l’exemple parfait.

    Le gérant des Rays, Kevin Cash, s’est montré mesuré après la rencontre, en notant que son équipe n’avait pas perdu depuis un moment et en affichant sa confiance pour une réaction dans le deuxième match. Il a sans doute raison de rester calme. Tampa Bay a tenu Cleveland sans point pendant cinq manches et a mené la majeure partie de la soirée. Mais le calme joue dans les deux sens. Cleveland vient de gagner quatre matchs de séries d’affilée, dont trois remontées, et ce groupe semble parfaitement à l’aise quand il est mené.

    Ce que cela change pour la série

    Le deuxième match aura lieu mardi soir à St. Petersburg, et les calculs d’une série courte ont déjà changé. Tampa Bay doit désormais protéger son terrain dans ce deuxième match, sous peine de partir pour Cleveland avec un retard de 0 à 2. Cleveland, de son côté, peut jouer libéré. Le club a déjà pris l’avantage du terrain qu’il était venu chercher.

    Le conseil pratique pour celles et ceux qui regardent à la maison est simple : ne partez pas trop tôt, et ne jugez pas cette équipe de Cleveland sur ses cinq premières manches. Son schéma en octobre est clair, la patience d’abord, la pression ensuite. Les joueurs multiplient les lancers difficiles pour les lanceurs adverses, prennent la base supplémentaire quand elle se présente, et semblent apprécier exactement les moments qui rendent les autres équipes nerveuses. À l’image des foules qui font la fête ensemble, comme dans notre récit de la Fête nationale espagnole au Palais royal de Madrid, ce sont souvent ceux qui tiennent jusqu’au bout qui donnent le ton.

    Deux clubs de marchés modestes, construits tous les deux en développant leurs propres joueurs, jouent pour une place en Série mondiale. L’un des deux y arrivera. Après ce premier match, Cleveland ressemble à une équipe qui n’a aucune intention de laisser le moment devenir trop grand, surtout parce que, manche après manche, elle continue de se l’approprier. Les amateurs de baseball peuvent aussi relire notre portrait de Gloria T. Cressler pour retrouver, hors des terrains, ce même esprit new-yorkais de persévérance et de rassemblement qui fait les belles soirées d’octobre.