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  • Clayface offre à Gotham un visage tragique et profondément humain

    Clayface offre à Gotham un visage tragique et profondément humain

    Chaque figure sombre de Gotham arrive d’abord présentée comme un monstre. Les plus intéressantes se révèlent être des personnes avant tout. Clayface, qui arrive dans les salles le 23 octobre chez Warner Bros. et DC Studios, repose entièrement sur cette seconde idée, et les premières réactions venues des projections anticipées suggèrent que le pari a fonctionné. Le film raconte l’histoire d’un acteur qui perd la seule chose dont dépend toute sa vie, son visage, et le choix désespéré qui s’ensuit.

    Tom Rhys Harries incarne Matt Hagen, un acteur en activité dont le visage est défiguré et qui se tourne vers un traitement expérimental promettant de lui rendre sa carrière. Les lecteurs des bandes dessinées savent que cette promesse a un prix terrible. Ce qui compte ici, c’est la manière dont le film traite Hagen avant sa transformation : non comme une chute ou un spectacle de foire, mais comme un homme qui regarde son identité se défaire. Tom Rhys Harries porte le rôle le plus difficile du film, et d’après les premiers échos, il le porte avec force.

    Une équipe créative taillée pour la tragédie

    En regardant qui a fabriqué ce film, son ton cesse d’être une surprise. James Watkins réalise, à partir d’un scénario de Mike Flanagan et Hossein Amini. Mike Flanagan prouve depuis des années que le frisson touche plus fort lorsqu’il parle en réalité de deuil et d’amour, et Hossein Amini sait écrire des personnages qui désirent une chose si fort qu’elle finit par les perdre. Ajoutez les producteurs James Gunn et Matt Reeves, les deux hommes qui façonnent actuellement l’univers DC à l’écran depuis des directions différentes, et vous obtenez un projet solidement soutenu, avec un point de vue clair.

    Clayface est le troisième film du nouvel univers DC, avec une classification réservée à un public averti pour ses scènes de transformation marquantes. Gardons les proportions justes. Le coeur du récit se trouve dans le travail artisanal : des effets de transformation pensés pour faire ressentir la perte de Hagen au public, et pas seulement pour le faire sursauter. La distribution secondaire approfondit le tableau au lieu de le décorer, avec Naomi Ackie, David Dencik, Max Minghella et Eddie Marsan, un groupe d’acteurs qui rendent en général chaque scène un peu plus aiguisée. Les amateurs de grands rendez-vous culturels suivront aussi les coulisses racontées autour de la saison du Bal Piariste à New York, autre production où le soin du détail fait toute la différence.

    Ce que les premiers spectateurs ont dit

    Le film a été montré pour de premières réactions le 14 octobre, et la réponse a été nettement positive. Steven Weintraub, de Collider, a qualifié le film de fantastique et l’a fortement recommandé, le genre d’éloge simple et sans détour que les critiques réservent aux films qui atteignent vraiment leur cible. Brandon Davis a parlé d’une réussite délicieusement étrange, une formule courte qui dit l’essentiel. Chris Killian a salué l’histoire d’origine tragique et souligné la touche de romance gothique du film, une description qui colle magnifiquement au sujet. Clayface a toujours été, sous la surface, l’histoire de quelqu’un qui voulait être aimé tel qu’il était.

    Ce fil gothique mérite d’être gardé en tête. Gotham fonctionne le mieux comme un lieu d’ombres, de vieux bâtiments et de regrets plus anciens encore, et une tragédie teintée de romance donne à ce film une saveur qu’aucun de ses voisins de franchise ne possède. Là où d’autres titres du nouvel univers DC voient large, celui-ci voit profond : un homme, un visage abîmé, un marché terrible.

    Pourquoi ce film mérite votre billet

    Une question juste se pose pour tout récit d’origine centré sur un antagoniste : pourquoi passer deux heures à suivre ce personnage ? La réponse que le film semble donner est que Hagen n’a pas commencé comme une figure sombre. Il a commencé vaniteux, effrayé et humain, et le traitement qui le refaçonne est quelque chose que beaucoup de gens envisageraient au moins à sa place. C’est inconfortable, et c’est aussi du bon drame. Tom Rhys Harries jouerait, dit-on, l’espoir et l’effroi sans jamais adresser de clin d’oeil au public, ce qui est exactement la bonne mesure.

    La sortie du 23 octobre arrive avec le meilleur élan possible pour un film de ce type : des personnes qui l’ont vu et qui pressent les autres d’aller le voir. Un coeur tragique, une distribution douée, des cinéastes qui comprennent que la peur et le chagrin sont des cousins proches, voilà une combinaison qui vaut le déplacement. Gotham a un nouveau visage. C’est un visage triste, et c’est précisément pour cela qu’il fonctionne.

  • The Revenge of La Llorona sortira en salles le 26 février 2027 avec Raymond Cruz

    La Femme qui pleure revient, et Warner Bros. la ramène plus tôt que prévu. The Revenge of La Llorona, la suite du film de 2019 The Curse of La Llorona, sortira dans les salles des États-Unis le 26 février 2027, avec une distribution assurée par Warner Bros. Pictures et New Line Cinema. La date a été avancée depuis le 9 avril 2027, un changement signalé par la presse spécialisée et les médias de genre, et le film a de nouveau été mis en avant dans la sélection 2027 dévoilée lors du BlumFest, pendant le New York Comic Con.

    Un tel avancement de date se lit comme un signe de confiance. Les studios avancent les films quand ils veulent occuper une fenêtre précise et quand ils pensent que le public répondra présent. La fin du mois de février est devenue un terrain favorable pour le cinéma d’horreur, loin du couloir très encombré d’Halloween et assez tôt pour occuper quelques week-ends avant l’arrivée des grandes productions du printemps. Pour une histoire de fantôme nourrie par le folklore et portée par un nom connu, c’est un choix de calendrier judicieux.

    Une histoire de famille sous l’histoire de fantôme

    Le réalisateur Santiago Menghini prend le relais, à partir d’un scénario de Sean Tretta. Santiago Menghini a signé son premier long métrage avec No One Gets Out Alive en 2021 et s’était fait un nom auparavant avec des courts métrages remarqués, dont Milk et Intruders. Les producteurs sont James Wan, Gary Dauberman et Emile Gladstone, des noms étroitement liés à l’univers plus large de Conjuring. Le film se situe dans cet univers sans constituer un chapitre central de la saga principale, ce qui lui laisse la liberté de raconter sa propre histoire de famille.

    Cette histoire, telle qu’elle est confirmée dans les résumés partagés par Warner Bros. et repris par plusieurs médias, se concentre sur une famille fracturée, forcée de se retrouver quand La Llorona revient. Pour protéger leurs enfants, ses membres se tournent vers leur grand-père, dont ils s’étaient éloignés, un guérisseur traditionnel nommé Rafael Olvera, incarné de nouveau par Raymond Cruz. Le retour de Raymond Cruz compte beaucoup. Il était le centre posé du premier film, un homme qui en avait assez vu pour croire la famille avant qu’elle ne se croie elle-même.

    La distribution en place

    Monica Raymund et Jay Hernandez mènent la nouvelle distribution aux côtés de Raymond Cruz. Edy Ganem, Martin Fajardo, Acston Luca Porto et Avie Porto complètent l’ensemble confirmé. C’est une distribution pensée d’abord pour un drame domestique et ensuite pour une hantise, ce qui correspond en général au bon ordre pour ce type de film. Si les scènes autour de la table de la cuisine fonctionnent, les scènes dans le couloir feront d’autant plus mal, dans le meilleur sens du terme.

    Le folklore offre au film un autre avantage. La Llorona n’est pas une invention sortie d’un atelier d’écriture. Elle vit dans les récits d’Amérique latine depuis des générations, figure de deuil et d’avertissement transmise aux tables familiales. Une suite qui respecte cette racine, et qui laisse un grand-père transmettre un savoir à des enfants qui en ont besoin, dispose de bien davantage que de simples sursauts pour toucher le public. Les lectrices et les lecteurs sensibles à ces transmissions entre générations retrouveront un écho dans notre article sur le pape Léon XIV et l’Évangile du partage, où le fait de donner et de transmettre occupe également le centre du récit.

    Pourquoi ce coin de l’univers Conjuring continue de séduire

    L’univers Conjuring constitue, selon les totaux rapportés dans la couverture de ce film, la franchise d’horreur la plus rentable de l’histoire du cinéma, avec plus de 2,2 milliards de dollars dans le monde pour l’ensemble de ses chapitres et de ses œuvres dérivées. Le public en connaît la grammaire : une maison, une famille, une présence qui refuse de partir, et un savoir plus ancien qui offre une voie pour traverser l’épreuve. The Revenge of La Llorona s’inscrit dans cette grammaire tout en apportant un récit culturel distinct qu’aucun autre chapitre ne possède.

    Santiago Menghini représente un choix intéressant pour renouveler l’ensemble. Ses courts métrages privilégient la patience et un resserrement lent du cadre. Gary Dauberman, qui a écrit plusieurs succès de l’univers Conjuring, apporte en tant que producteur une continuité derrière la caméra. La bannière Atomic Monster de James Wan figure aussi au générique, ce qui relie le film à une culture de production qui a enchaîné les succès dans le cinéma d’horreur contemporain.

    Le mois d’octobre est une bonne période pour commencer à attendre une histoire de fantôme prévue en février. Les lectrices et les lecteurs new-yorkais peuvent entretenir l’ambiance avec notre récit de la célébration de Columbus Day à la cathédrale Saint-Patrick, autre moment où la ville se rassemble autour de récits qui traversent les générations, et équilibrer les frissons avec notre portrait de Gloria T. Cressler et de ses soirées new-yorkaises, qui rappelle que les grandes histoires commencent souvent par des liens humains très concrets.

    Le verdict en avant-première

    Faits confirmés uniquement : une sortie Warner Bros. et New Line Cinema, une date fixée au 26 février 2027, un réalisateur doté d’un vrai savoir-faire dans le genre, le retour de Raymond Cruz dans le rôle de Rafael Olvera, et un point de départ centré sur la famille et ancré dans un folklore aimé du public. Cela suffit largement. Les suites d’horreur réussissent quand elles approfondissent l’idée émotionnelle du premier film au lieu de se contenter d’augmenter le volume. Un grand-père, des proches éloignés et des enfants en danger donnent à cette suite cette idée dès la première page.

    Il faut s’attendre à une bande-annonce aux alentours de la nouvelle année, et s’attendre à ce que le cri de la Femme qui pleure porte loin. Sur le papier, il s’agit de l’une des dates d’horreur les plus prometteuses du début de l’année 2027, une légende familière racontée par un réalisateur neuf, avec une distribution solide prête à y croire.