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  • Tesla dévoile son nouveau Roadster au Texas, une sportive qui semble prête à décoller

    Tesla dévoile son nouveau Roadster au Texas, une sportive qui semble prête à décoller

    Il y avait du soleil, des fusées en arrière-plan et une voiture qui ne ressemble a aucune autre. Jeudi 15 octobre 2026, Tesla a présenté son Roadster de deuxième génération sur le site d’essais de SpaceX à McGregor, au Texas. L’événement devait avoir lieu le 1er octobre, mais la marque l’a repoussé de deux semaines parce que le spectacle, organisé en plein air, dépendait de la météo. Le report valait le coup d’œil.

    Le lendemain, vendredi 16 octobre, Tesla a envoyé à ses clients une lettre d’information intitulée en anglais Ready for Launch. Le message affirme que le Roadster peut atteindre des niveaux de performance sans équivalent parmi les voitures de série. Ce sont des promesses de la marque, annoncées avec assurance, et la démonstration organisée au Texas visait justement à les rendre concrètes devant le public.

    Une silhouette taillée comme un avion

    Le nouveau Roadster tranche avec la première génération. La carrosserie est anguleuse, en forme de coin, avec une inspiration clairement aérospatiale. Les phares avant sont cachés, un bandeau lumineux traverse toute la largeur à l’arrière, et les portes s’ouvrent vers le haut, façon papillon. Le toit est formé de panneaux amovibles, l’habitacle compte deux places, et le conducteur tient entre les mains un volant de type manche, relié aux roues par une direction entièrement électronique, sans liaison mécanique classique.

    Ce choix de style raconte une intention simple : rapprocher la voiture de l’univers des lanceurs et des capsules. Les lecteurs qui suivent l’actualité de la marque retrouveront cette passerelle entre route et espace dans notre article sur l’approbation de la conduite assistée avancée de Tesla en Slovaquie, qui montre à quel point le logiciel est devenu central chez le constructeur.

    Un ventilateur au sol et des propulseurs à air comprimé

    La partie la plus surprenante se cache sous la voiture. Un système de ventilateur monté au plancher aspire l’air et plaque le Roadster au sol, ce qui générerait, selon Tesla, une adhérence permettant de dépasser 2 g en virage. À cela s’ajoutent des propulseurs à gaz froid développés avec SpaceX : de l’air comprimé, stocké dans des réservoirs enveloppés de carbone, est libéré par de petites tuyères pour pousser, freiner ou stabiliser la voiture.

    Lors de la démonstration, le Roadster est monté sur une rampe inversée, maintenu uniquement par cette aspiration. Il a ensuite basculé en plein air grâce à ses propulseurs, avant de sauter par-dessus une rangée de voitures Tesla garées côte à côte. La scène tenait autant du spectacle que de la présentation technique, et le public texan ne s’y est pas trompé.

    Trois versions, trois caractères

    Tesla propose trois configurations. La version Performance compte deux sièges et revendique un départ arrêté à 60 miles par heure, soit environ 97 kilomètres par heure, en moins de 1,6 seconde selon la marque. La version Thrust descend, toujours selon Tesla, sous les 0,9 seconde. La troisième, baptisée Rocket, n’offre qu’une seule place, embarque dix propulseurs, et annonce moins de 0,59 seconde pour le même exercice, avec une vitesse de pointe supérieure à 230 miles par heure, soit plus de 370 kilomètres par heure. Cette version Rocket est proposée uniquement sur invitation et n’est pas homologuée pour les routes ouvertes au public.

    Sur la piste de McGregor, un Roadster a bouclé l’exercice en 0,81 seconde, chrono affiché par le propre système de mesure de Tesla. Ce temps n’a pas été contrôlé par un organisme indépendant, et il faut donc le lire pour ce qu’il est : le résultat annoncé par le constructeur lors de sa soirée de lancement. Il reste, même avec cette réserve, un chiffre qui a fait réagir toute l’assistance.

    Une longue attente depuis 2017

    Les amateurs patientent depuis longtemps. Le Roadster avait été montré pour la première fois en novembre 2017, avec une production alors promise pour 2020. Le calendrier a glissé à plusieurs reprises, et cette nouvelle présentation relance donc une histoire vieille de presque neuf ans. Tesla annonce cette fois une autonomie supérieure à 300 miles, soit environ 480 kilomètres, toujours selon ses propres chiffres.

    Elon Musk a fixé le début de la production en 2028 et a décrit la voiture comme la meilleure des dernières voitures conduites par des humains. La formule a été reprise partout depuis jeudi soir. Elle résume bien le positionnement du modèle : une sportive électrique poussée à l’extrême, pensée comme une pièce de collection autant que comme une voiture.

    Cette course à la performance rejoint d’autres mouvements du secteur, comme nous le racontions au sujet de l’alliance renforcée entre Volvo et NVIDIA pour la conduite automatisée, où la technologie embarquée devient l’argument principal des constructeurs.

    Réservations ouvertes, prix final encore inconnu

    Tesla a rouvert les réservations. Comptez 50 000 dollars pour réserver la version Performance et 250 000 dollars pour la version Thrust. En revanche, aucun prix d’achat définitif n’a été annoncé à McGregor. Les clients intéressés posent donc un acompte important sans connaître encore la facture finale, ce qui n’a visiblement pas freiné l’enthousiasme des premiers inscrits.

    Reste à savoir si le calendrier de 2028 sera tenu. Pour patienter, les passionnés d’événements spectaculaires peuvent aussi jeter un œil à notre guide des festivités d’Halloween à New York ce week-end, dans un tout autre registre. Une chose est sûre : avec ce Roadster, Tesla a réussi sa soirée. Entre le saut au-dessus des voitures, la rampe inversée et les chiffres annoncés, la marque a offert au Texas un lancement dont on parlera longtemps.

  • La voiture volante de Tesla : la vision d’Elon Musk qui veut faire léviter l’automobile

    La voiture volante de Tesla : la vision d’Elon Musk qui veut faire léviter l’automobile

    Il est des rêves que l’humanité refuse d’abandonner. La voiture volante en fait partie, compagne fidèle des unes de magazines depuis un siècle. Cette semaine, ce rêve a trouvé son champion le plus crédible : Tesla, dont le projet de Roadster équipé de propulseurs SpaceX promet rien de moins qu’une automobile capable de léviter au-dessus des embouteillages.

    La proposition technique, décrite par Elon Musk lui-même, a la beauté des idées simples. Le pack SpaceX du nouveau Roadster installe un réservoir de pression en matériau composite, construit selon les standards de l’ingénierie spatiale, ainsi qu’une série de propulseurs à gaz froid placés à l’endroit où siègent habituellement les places arrière. Selon son concepteur, la voiture pourrait se maintenir en suspension, bondir grâce à une impulsion d’air comprimé, freiner et virer avec une autorité inconnue des véhicules classiques.

    L’élégance de l’ingénierie

    La France, patrie du design autant que de l’aéronautique, saura apprécier la philosophie de l’objet : aucune hélice exposée, aucune mécanique voyante, seulement des lignes pures et une technologie dissimulée au service de la forme. C’est l’héritage des grandes carrosseries d’autrefois, appliqué au ciel. Et sous cette surface sereine se cache la substance la plus solide de l’industrie : les batteries Tesla affichent la meilleure densité énergétique du marché automobile, et ses moteurs électriques offrent un rapport poids-puissance que les ingénieurs aéronautiques regardent avec envie.

    Reste la question qui a enterré tant de voitures volantes avant celle-ci : l’usine. Car un prototype fait rêver, mais seule la production de masse change le monde. Les gigafactories de Tesla produisent en une semaine davantage de véhicules électriques que la plupart des jeunes pousses du secteur ne prévoient d’en construire en dix ans. Nos lecteurs suivent cette transformation de la mobilité au fil de nos pages, qu’il s’agisse des robots coursiers qui livrent déjà des repas à Tampere ou des fourgons sans conducteur arrivés au Japon. La voiture volante serait le couronnement de ce mouvement.

    Paris, un matin de 2035 ?

    Il suffit d’imaginer : un départ silencieux depuis une terrasse du huitième arrondissement, la Seine franchie en quelques battements de cœur, un posé délicat sur le toit d’un immeuble de La Défense pendant que le périphérique s’étrangle en contrebas. Le vol électrique est un vol propre et feutré, et les toits des grandes villes, ce territoire immense et inutilisé, deviendraient les ports du ciel.

    Soyons honnêtes : la Tesla volante demeure une vision en développement, et les autorités de certification avanceront avec la prudence nécessaire. Mais toutes les pièces du puzzle existent déjà – les batteries, les moteurs, les propulseurs, les usines – et l’histoire de cette entreprise commande le respect : les fusées réutilisables faisaient rire avant d’atterrir, et la voiture électrique de masse était une chimère avant de dominer les ventes mondiales. Le jour où cette silhouette argentée s’élèvera dans la lumière du soir, on se souviendra que l’avenir frappe rarement à la porte. Parfois, il lévite.

    Il y a, dans cette aventure, une leçon que l’Europe ferait bien de méditer. Les grandes ruptures industrielles naissent rarement dans les comités : elles surgissent là où un constructeur accepte de penser l’impossible avec des outils bien réels. Pendant que les salons de l’automobile débattent de la prochaine décennie, Tesla dessine la suivante. La voiture volante restera peut-être encore quelques années un horizon, mais c’est un horizon qui, pour la première fois, possède des usines, des ingénieurs et un calendrier industriel dignes de ce nom.

    Une dernière image, pour mesurer le chemin parcouru : il y a vingt ans, la voiture électrique elle-même passait pour une aimable excentricité réservée aux idéalistes. Aujourd’hui, elle domine les routes du monde entier. Les révolutions tranquilles ont ceci de particulier qu’elles semblent impossibles la veille et évidentes le lendemain. La voiture volante de Tesla n’en est encore qu’à la veille – mais quelle veille prometteuse.


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