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  • Une soirée new-yorkaise de diplomatie culturelle réunit plus de 40 pays autour du dialogue

    Une soirée new-yorkaise de diplomatie culturelle réunit plus de 40 pays autour du dialogue

    Par Andrew Simon

    New York a accueilli, le 1er octobre 2026, une soirée placée sous le signe du dialogue entre les cultures. La soirée VIP Diplomacy & Leadership Evening s’est tenue à la résidence de Dame Gloria Starr Kins et a réuni des invités venus de plus de 40 pays. Diplomates, dirigeants d’entreprise et représentants de nombreux horizons s’y sont retrouvés pour parler de coopération, de responsabilité et de liens humains.

    Les hôtes de la rencontre étaient l’ambassadeur Dr Vladimir Bozovic et Dame Gloria Starr Kins. Bozovic préside la Society of Foreign Consuls in New York, il est consul général de la République de Serbie à New York et président du Global Consular Leadership Council – United World Leaders. Kins préside et a fondé Society & Diplomatic Review. Parmi les invités figuraient des ambassadeurs, des consuls généraux, des consuls et d’autres diplomates, ainsi que des dirigeants d’entreprise, des investisseurs, des entrepreneurs et des représentants de la médecine, du monde universitaire, de la culture, des médias, de la philanthropie et des communautés spirituelles.

    L’invité d’honneur et orateur principal était Brahmarishi Dr Mohanji, dirigeant spirituel et humanitaire de renommée internationale. Son intervention a donné à la soirée sa profondeur particulière. Il ne s’agissait pas seulement de représenter des institutions, mais de réfléchir à la manière de relier la diplomatie et les affaires, et à la responsabilité des dirigeants dans un monde en transformation rapide.

    Un centenaire, un hommage et une maison ouverte

    La soirée s’est ouverte par un film retraçant l’histoire et le centenaire de la Society of Foreign Consuls in New York. Ce rappel historique a permis de replacer la rencontre dans une longue tradition de présence consulaire à New York, faite de services rendus, d’écoute et de relations patiemment tissées entre les pays.

    Bozovic a ensuite rendu hommage à Dame Gloria Starr Kins. Il a souligné qu’elle avait ouvert sa maison et son coeur aux invités, et il a salué sa persévérance, sa résilience, sa générosité et son énergie. Il a décrit ses 99 ans comme une source d’inspiration et comme un symbole de l’endurance de New York, de sa vitalité et de sa capacité à relier des personnes venues du monde entier. L’hommage disait aussi quelque chose de la ville elle-même, capable d’accueillir des parcours très différents autour d’une même table.

    L’ambassadeur a exprimé sa fierté de représenter la Serbie à New York et aux États-Unis, ainsi que son admiration et sa gratitude pour l’hospitalité américaine, avec ces mots : God bless America. Il a relié le message de la soirée à Nikola Tesla et à Swami Vivekananda, deux contemporains qui se sont rencontrés à New York et qui y ont échangé des idées scientifiques et spirituelles. Ce détour par l’histoire donnait une résonance particulière à une rencontre où la réflexion humaine côtoyait les questions économiques et technologiques.

    Se relier à soi pour mieux relier les autres

    Mohanji a présenté le monde comme un ensemble interconnecté. Il a invité l’assistance à envisager la vie à travers environ 30 000 jours, une façon concrète d’examiner ses priorités. Au centre de son propos figurait la connexion à soi : comprendre et accepter sa nature, sa singularité et son potentiel. Sans ce travail intérieur, a-t-il expliqué, le leadership risque de perdre son ancrage.

    Il a décrit un leadership fondé sur l’authenticité, la stabilité et la compassion. En période de conflit et de division sociale, il a proposé de marquer une pause et de s’interroger sur les décisions prises et sur leurs conséquences humaines. La diplomatie devient alors un espace de dialogue et d’action consciente et responsable. Cette exigence fait écho à des débats très actuels sur la place de la personne face aux machines, notamment autour de la production de robots humanoïdes qui s’accélère, où la technique avance plus vite que les questions qu’elle soulève.

    Mohanji a également partagé son expérience d’une rencontre en Afrique du Sud réunissant des représentants de communautés autochtones venus d’Hawaï, d’Alaska, de Nouvelle-Zélande, de l’Arctique et d’Amazonie. Il a évoqué les gardiens de la sagesse, la préservation de la culture et de la nature, ainsi qu’une possible plateforme internationale pour faire entendre leurs connaissances et leurs voix. La proposition reliait la diplomatie culturelle à des traditions anciennes qui portent un regard propre sur l’avenir de la planète.

    Technologies émergentes et présence humaine

    La question des technologies a traversé toute la soirée. Mohanji a souligné que la dépendance aux appareils numériques peut approfondir l’isolement, y compris au sein des familles. Alors que l’intelligence artificielle émerge, il a invité chacun à cultiver la compassion, l’intuition, l’expérience directe et une connexion humaine authentique. Le propos ne rejetait pas l’innovation. Il rappelait qu’elle a besoin d’une boussole humaine.

    Ce fil rouge se retrouve dans d’autres sujets suivis par notre rédaction, qu’il s’agisse des drones de livraison qui se déploient vers des centaines de villes ou des projets de transport de nouvelle génération. À New York, ce soir-là, la technologie était abordée sous un angle différent : celui de la présence, de l’attention à l’autre et du service. Mohanji a relié le développement personnel au service désintéressé, à la gentillesse, à la non-violence et à la responsabilité.

    Une séance de questions et une discussion ouverte ont suivi l’intervention. Elles ont permis aux diplomates et aux invités d’autres secteurs d’échanger sans formalisme excessif, dans l’esprit même de la soirée : créer de la confiance par le dialogue direct.

    Le souvenir d’une famille sauvée par un visa

    Dame Gloria Starr Kins a partagé une histoire personnelle et familiale qui a donné à la rencontre une émotion particulière. Immigrée de troisième génération, elle a raconté que, pendant la Seconde Guerre mondiale, sa famille avait reçu l’aide des services consulaires. Des visas avaient permis à ses proches de quitter l’Europe, d’échapper à la persécution nazie et de rejoindre les États-Unis. Son récit rappelait que le travail consulaire peut sauver des vies et façonner l’avenir de familles entières.

    La soirée était animée par Tijana Ibrahimovic, journaliste de télévision à New York, présentatrice et fondatrice de POP Style TV. Après le programme, les conversations se sont poursuivies autour de plats traditionnels indiens et serbes, dans une atmosphère d’amitié et d’échange culturel. Cette fin de soirée, simple et chaleureuse, prolongeait l’idée centrale de la rencontre, un peu comme les innovations de transport qui rapprochent les territoires, à l’image de l’avion régional hybride français qui entre en production.

    Pour la Society of Foreign Consuls, ce rendez-vous fait avancer une initiative visant à renforcer la coopération entre diplomates, entreprises et dirigeants de différents secteurs. La conviction partagée est nette : la confiance grandit grâce au dialogue direct, et un leadership responsable transforme la connaissance, l’influence et la connexion humaine en action pour le bien commun. Le 1er octobre, à New York, plus de 40 pays ont pris le temps de se parler. C’est, en soi, un geste diplomatique.

    Photos : agence Andrew Simon


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