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  • The Revenge of La Llorona sortira en salles le 26 février 2027 avec Raymond Cruz

    La Femme qui pleure revient, et Warner Bros. la ramène plus tôt que prévu. The Revenge of La Llorona, la suite du film de 2019 The Curse of La Llorona, sortira dans les salles des États-Unis le 26 février 2027, avec une distribution assurée par Warner Bros. Pictures et New Line Cinema. La date a été avancée depuis le 9 avril 2027, un changement signalé par la presse spécialisée et les médias de genre, et le film a de nouveau été mis en avant dans la sélection 2027 dévoilée lors du BlumFest, pendant le New York Comic Con.

    Un tel avancement de date se lit comme un signe de confiance. Les studios avancent les films quand ils veulent occuper une fenêtre précise et quand ils pensent que le public répondra présent. La fin du mois de février est devenue un terrain favorable pour le cinéma d’horreur, loin du couloir très encombré d’Halloween et assez tôt pour occuper quelques week-ends avant l’arrivée des grandes productions du printemps. Pour une histoire de fantôme nourrie par le folklore et portée par un nom connu, c’est un choix de calendrier judicieux.

    Une histoire de famille sous l’histoire de fantôme

    Le réalisateur Santiago Menghini prend le relais, à partir d’un scénario de Sean Tretta. Santiago Menghini a signé son premier long métrage avec No One Gets Out Alive en 2021 et s’était fait un nom auparavant avec des courts métrages remarqués, dont Milk et Intruders. Les producteurs sont James Wan, Gary Dauberman et Emile Gladstone, des noms étroitement liés à l’univers plus large de Conjuring. Le film se situe dans cet univers sans constituer un chapitre central de la saga principale, ce qui lui laisse la liberté de raconter sa propre histoire de famille.

    Cette histoire, telle qu’elle est confirmée dans les résumés partagés par Warner Bros. et repris par plusieurs médias, se concentre sur une famille fracturée, forcée de se retrouver quand La Llorona revient. Pour protéger leurs enfants, ses membres se tournent vers leur grand-père, dont ils s’étaient éloignés, un guérisseur traditionnel nommé Rafael Olvera, incarné de nouveau par Raymond Cruz. Le retour de Raymond Cruz compte beaucoup. Il était le centre posé du premier film, un homme qui en avait assez vu pour croire la famille avant qu’elle ne se croie elle-même.

    La distribution en place

    Monica Raymund et Jay Hernandez mènent la nouvelle distribution aux côtés de Raymond Cruz. Edy Ganem, Martin Fajardo, Acston Luca Porto et Avie Porto complètent l’ensemble confirmé. C’est une distribution pensée d’abord pour un drame domestique et ensuite pour une hantise, ce qui correspond en général au bon ordre pour ce type de film. Si les scènes autour de la table de la cuisine fonctionnent, les scènes dans le couloir feront d’autant plus mal, dans le meilleur sens du terme.

    Le folklore offre au film un autre avantage. La Llorona n’est pas une invention sortie d’un atelier d’écriture. Elle vit dans les récits d’Amérique latine depuis des générations, figure de deuil et d’avertissement transmise aux tables familiales. Une suite qui respecte cette racine, et qui laisse un grand-père transmettre un savoir à des enfants qui en ont besoin, dispose de bien davantage que de simples sursauts pour toucher le public. Les lectrices et les lecteurs sensibles à ces transmissions entre générations retrouveront un écho dans notre article sur le pape Léon XIV et l’Évangile du partage, où le fait de donner et de transmettre occupe également le centre du récit.

    Pourquoi ce coin de l’univers Conjuring continue de séduire

    L’univers Conjuring constitue, selon les totaux rapportés dans la couverture de ce film, la franchise d’horreur la plus rentable de l’histoire du cinéma, avec plus de 2,2 milliards de dollars dans le monde pour l’ensemble de ses chapitres et de ses œuvres dérivées. Le public en connaît la grammaire : une maison, une famille, une présence qui refuse de partir, et un savoir plus ancien qui offre une voie pour traverser l’épreuve. The Revenge of La Llorona s’inscrit dans cette grammaire tout en apportant un récit culturel distinct qu’aucun autre chapitre ne possède.

    Santiago Menghini représente un choix intéressant pour renouveler l’ensemble. Ses courts métrages privilégient la patience et un resserrement lent du cadre. Gary Dauberman, qui a écrit plusieurs succès de l’univers Conjuring, apporte en tant que producteur une continuité derrière la caméra. La bannière Atomic Monster de James Wan figure aussi au générique, ce qui relie le film à une culture de production qui a enchaîné les succès dans le cinéma d’horreur contemporain.

    Le mois d’octobre est une bonne période pour commencer à attendre une histoire de fantôme prévue en février. Les lectrices et les lecteurs new-yorkais peuvent entretenir l’ambiance avec notre récit de la célébration de Columbus Day à la cathédrale Saint-Patrick, autre moment où la ville se rassemble autour de récits qui traversent les générations, et équilibrer les frissons avec notre portrait de Gloria T. Cressler et de ses soirées new-yorkaises, qui rappelle que les grandes histoires commencent souvent par des liens humains très concrets.

    Le verdict en avant-première

    Faits confirmés uniquement : une sortie Warner Bros. et New Line Cinema, une date fixée au 26 février 2027, un réalisateur doté d’un vrai savoir-faire dans le genre, le retour de Raymond Cruz dans le rôle de Rafael Olvera, et un point de départ centré sur la famille et ancré dans un folklore aimé du public. Cela suffit largement. Les suites d’horreur réussissent quand elles approfondissent l’idée émotionnelle du premier film au lieu de se contenter d’augmenter le volume. Un grand-père, des proches éloignés et des enfants en danger donnent à cette suite cette idée dès la première page.

    Il faut s’attendre à une bande-annonce aux alentours de la nouvelle année, et s’attendre à ce que le cri de la Femme qui pleure porte loin. Sur le papier, il s’agit de l’une des dates d’horreur les plus prometteuses du début de l’année 2027, une légende familière racontée par un réalisateur neuf, avec une distribution solide prête à y croire.