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  • Le pape Léon XIV fête son anniversaire à la Bibliothèque vaticane et révèle que sa mère était bibliothécaire

    Le pape Léon XIV fête son anniversaire à la Bibliothèque vaticane et révèle que sa mère était bibliothécaire

    Le pape Léon XIV a fêté son anniversaire d’une manière qui en dit long sur son pontificat. Le 14 septembre, dans un reel publié sur son compte Instagram officiel @pontifex, le Saint-Père s’est tenu devant un micro à la Bibliothèque apostolique vaticane, entouré de rayonnages de volumes anciens reliés, pour saluer les personnes rassemblées. Puis il a partagé un fait familial que beaucoup ignoraient. Dieu, dans sa Providence, a-t-il dit, et parfois avec un certain humour, nous rappelle sans cesse qu’Il est avec nous. Beaucoup d’entre vous ne savent peut-être pas que ma mère était bibliothécaire, et je me trouve ici aujourd’hui, le jour de mon anniversaire, justement pour vous saluer tous. La vidéo compte 52 754 mentions j’aime et 1 038 commentaires.

    Photo: @pontifex

    Il faut s’arrêter sur ces chiffres, car ils révèlent autre chose que de la popularité. Il ne s’agissait ni d’un grand discours ni d’une annonce solennelle. C’était un salut, dans une bibliothèque de travail, construit autour du souvenir de sa mère. Et pourtant, plus de cinquante-deux mille personnes ont réagi et plus de mille ont écrit un commentaire. Le public, en français, en portugais, en espagnol et en italien, langues dans lesquelles le message a été publié, a répondu à la proximité. Un pape qui remarque une coïncidence, qui en sourit et qui la relie à sa propre histoire familiale paraît proche, humain et présent d’une façon qu’un communiqué préparé obtient rarement.

    Un anniversaire parmi les livres, loin des projecteurs

    Songez au choix du lieu. Un anniversaire invite à être au centre de l’attention. Pour un pape, toute apparition ce jour-là pourrait facilement devenir une célébration de sa propre personne. Léon XIV a inversé cet instinct. Il a passé ce moment à la Bibliothèque apostolique vaticane, à saluer celles et ceux qui prennent soin des livres et de la mémoire que les livres conservent. La photographie de la visite le raconte sans artifice. Le Pape parle devant un micro, les invités écoutent autour de lui et, derrière, s’élèvent des rayonnages de volumes reliés, dont un dos porte clairement la mention DIARI. I. Ni banderole, ni portrait géant, ni décor de fête. Juste une salle faite pour lire, et un homme qui, visiblement, s’y sentait chez lui.

    Ce sentiment a désormais une explication, et c’est le coeur de cette histoire. Sa mère était bibliothécaire. Le Pape n’a pas présenté ce fait comme une anecdote. Il l’a présenté comme une providence. Le mot compte dans son vocabulaire. La providence n’est ni le destin ni la chance. C’est la conviction que Dieu est présent dans les tournants ordinaires d’une vie, y compris celui qui ramène un fils, le jour de son anniversaire, dans le type de salle où sa mère a travaillé. Ajoutez sa propre remarque douce sur le sens de l’humour divin, et la théologie devient d’une simplicité désarmante. Dieu est avec nous, dit-il en substance, et parfois on peut le vérifier en regardant où l’on se tient et en se souvenant de qui nous a appris, le premier, à aimer ce lieu.

    Ce qu’une bibliothécaire apprend sur le service

    Chaque famille a une salle qui l’a formée. Pour certaines, c’est la table de la cuisine, pour d’autres un atelier, une paroisse ou un terrain de sport. Dans le récit du Pape, la bibliothèque rejoint cette liste. Une bibliothécaire accomplit un travail silencieux et précis. Elle ordonne le savoir pour que d’autres puissent le trouver, protège ce qui est fragile pour qu’il survive et aide un inconnu à localiser exactement la page dont il a besoin. C’est le service sans projecteur. Si l’on cherche une image concrète du leadership que Léon XIV loue sans relâche, il est difficile d’en trouver une meilleure. La bibliothécaire ne possède pas les livres. Elle rend les livres disponibles. Elle n’exige pas l’attention. Elle crée les conditions de la découverte.

    Ce même instinct de service discret traverse d’autres récits récents de notre rédaction, de la soirée new-yorkaise qui a réuni plus de 40 pays autour du dialogue au portrait de Raquel Sanchez, qui dirige les galas comme des symphonies, en écoutant d’abord. Des salles différentes, une même leçon. Celles et ceux qui tiennent une salle ne sont souvent pas les plus bruyants. Ce sont parfois celles et ceux qui ont préparé la salle bien avant l’arrivée de quiconque.

    Le contraste avec l’agitation de saison est lui aussi parlant. Pendant que nos lecteurs préparent leur semaine avec des guides comme notre sélection d’Halloween à New York du 12 au 18 octobre, le reel d’anniversaire du Pape pointe dans la direction opposée, vers une salle silencieuse, une mère dont on se souvient et un rayonnage de journaux anciens. Les deux types de salles forment une vie. Un seul fait habituellement la une. Le 14 septembre, grâce à un reel bref et à une confidence familiale honnête, la salle silencieuse a elle aussi fait l’actualité, et 1 038 commentaires prouvent que la conversation, et non la simple consommation, était exactement ce que ce public cherchait.


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